Commemoration de l'esclavage

Publié le par eric montes


 

Taubira ne comprend pas les polémiques

"Je ne comprends pas les polémiques sur les tragédies humaines", déclare l'initiatrice de la loi sur l'esclavage.

  Christiane Taubira Sipa
Christiane Taubira (Sipa)
 

"Je ne comprends pas les polémiques sur les tragédies humaines. Mon combat n'est pas pour dire que les Blancs étaient méchants et les Noirs étaient bons", déclare la députée PRG de Guyane Christiane Taubira dans un entretien au Journal du Dimanche, alors que la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage sera célébrée pour la première fois mercredi prochain.
La date du 10 mai a été choisie par Jacques Chirac le 30 janvier dernier. Elle correspond à l'anniversaire de l'adoption définitive par le Parlement de la loi Taubira du 10 mai 2001 reconnaissant la traite et l'esclavage comme un crime contre l'humanité.
"Ces pratiques sont insupportables, quelle que soit l'époque et quelles que soient les personnes qui s'y sont adonnées. Dans tous mes écrits, je parle de la traite arabe, des intermédiaires africains", explique-t-elle.
"Je me suis fait insulter par des Africains qui m'accusaient d'écrire une contre-histoire. Aujourd'hui, c'est apaisé. Je ne peux pas absoudre ceux qui ont contribué à l'esclavage tout en étant africains car ce serait condamner à nouveau ceux qui en ont été les victimes", ajoute la députée.

(publié dans le Nouvel Observateur)

RENDEZ VOUS CE MERCREDI 10 MAI A 18 H 30 AU PARVIS DE LA MAIRIE DE SAINT LEU D'ESSERENT POUR LA COMMEMORATION DE L'OISE

 

 

 

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Patricia Fidi 25/05/2006 15:42

Bonjour, Le soucis est que les africains intermédiaires dont on parle, il faut les nommer pour qu'il n'y ait pas d'amalgame avec TOUS les africains. Ce que certains africains ont fait en collaborant avec des puissances coloniales, c'était dans un cadre qui pré-existait avant l'esclavage structurée, organisée dans une économie. Par la suite, il faudra bien parler un jour de la situation de l'esclave face aux esclaves domestiques de la maisonnée qui se prenaient pour supérieurs à ceux des champs. Il faudra parler des contre-maîtres enfants de propriétaire et d'esclave qui a conditionné toute une hiérarchie basée sur la blancheur de la peau. Les rois africains qui ont vendus des esclaves le faisaient avec d'autres rois africains. Ces esclaves étaient des captures de guerriers. À savoir que les ces guerriers étaient des princes serviteurs du roi. Le paysan ne faisait pas la guerre. Sa situation était pire que celle du prince guerrier qui était au service du roi et par conséquent son serviteur, son esclave. (Ne pas oublier non plus les créoles d'afrique qui ont énormément contribués à l'esclavage en devenant des intermédiaires notamment à St Louis et Gorée. Ils étaient même opposés pour certains à l'élection d'hommes politiciens noirs au sein de la république française.) Les antillais sont des descendants d'esclaves guerriers et princes. Mais cela on ne le dira jamais pour laisser les antillais dans un état mental de victimes de la traite négrière afin de continuer à les écraser par ce fardeau. L'ancêtre esclave était un homme libre avant d'être esclave alors pourquoi dire descendant d'esclave de nos jours ? Pourquoi ne dirait-on pas que le français de métropole est descendant de serf ? Il faut bannir ce terme de « descendant d'esclave ». L'esclave n'est qu'une étape dans une très longue lignée d'hommes libres. L'antillais est aussi descendant d'africain libre.

yves bertrand 15/05/2006 21:04

Eric, très bien ton blog. C'est vrai  la régularité des articles est importante... et on n'a pas toujours le temps tous les jours.... Pour réussir le prochain rassemblement à Tergnier : Il faut mettre le paquet mercredi au BN pour rammasser les inscriptions qui nous manquent encore. Aussi je mettrais sur les chaises un exemplaire de la petite plaquette Tergnier, un bulletin d'inscription et un petit texte signé de toi même, de Fatima et de Didier en copiant celui que tu as réalisé sur ce blog. Il faudrait aussi que tu penses à intervenir mercredi sur ce rassemblement national des CR en Picardie, les traditions d'accueil des Picards sont immenses et trop méconnues !Yves