fevrier en campagne

Publié le par eric montes

Mardi 6 février : Paris Secrétariat national du PRG

Je retrouve la direction nationale des Radicaux de Gauche pour un secrétariat de campagne. Dans cette période de campagne électorale tout azimut la direction est divisée entre ceux qui sont exclusivement sur la présidentielle : dans l’équipe nationale de la candidate (Yvon Collin et Christiane Taubira notamment), ou à la direction du PRG qui travaille de concert avec la direction du PS et les autres qui sont comme moi sur le terrain pour mener la campagne et préparer les législatives. Nous commençons avant même le début de la réunion à se livrer mutuellement nos impressions du « terrain » qui dans le Jura, qui en banlieue parisienne, qui au Havre ou dans l’Oise. L’inquiétude sur l’apathie des directions fédérales socialistes est générale et on espère un sursaut après le 11. Je reçois les félicitations de tous pour notre tract « made in PRG 60 » qui reprend le texte national. Nous faisons le point des différentes initiatives et de la mobilisation pour le grand rendez vous du 11. Jean Bernard Bros, maire adjoint de Paris, présente le meeting « Paris avec Ségolène » du soir même à la halle Carpentier. Une discussion s’engage sur la thématique du prochain tract national à la demande de Thierry Jeantet, écrivain en chef du Parti : faut il le centrer sur la VIème république en développant les propositions  spécifiques de Ségolène sur le sujet ou faut il écrire un tract polémique sur Sarkozy, thèse défendue par Bernard Castagnède, le porte parole. Nous opterons pour un tract positif sur la 6ème république, thème que nous défendons depuis des années. Les Jeunes Radicaux relatent le meeting de Grenoble tenu le jeudi 1er et la prestation remarquable et très applaudie de Christiane Taubira. Cette dernière fait l’unanimité des compliments de tous les dirigeants présents, y compris ceux qui étaient les plus hostiles à sa candidature au congrès d’octobre : je vis avec plaisir ce beau moment d’unité et d’enthousiasme…

Mercredi 7  février : « Au petit bonheur de Liancourt »

Il fait plus frais ce matin, mais nous avons tenu à présenter notre fameux tract sur le marché de Liancourt. Gérard Humbert, le maire de Bailleval et ma suppléante qui préside le SIVOS du liancourtois m’encadrent et c’est un vrai plaisir parce qu’ils connaissent tous les commerçants du marché et des boutiques. Gérard aime bien taquiner les dames et lance un petit compliment « orienté » à chaque commerçante. Florence est une cliente avertie avec sa famille nombreuse et elle suit « les yeux fermés » son parcours d’étalages et ses commerçants attitrés. Autant vous dire que la diffusion  de tracts tourne vite au meeting public entre celui qui veut en savoir plus sur le programme de Royal, celui qui ne peut pas voir Sarkozy en peinture, un qui était adhérent du PS mais veut voter Bayrou (sic !), un qui clame que tous les politiciens racontent les mêmes balivernes….Nous sommes bien au marché dans la  bonne humeur.

Vers 11 heures, nous avons rendez vous avec une militante humaniste avec qui j’ai sympathisé dès ma première rencontre en décembre dernier : madame Gronier. Elle s’occupe de l’association liancourtoise de solidarité « Au petit Bonheur ». Le mercredi matin est jour d’ouverture au public (avec le vendredi après midi) et nous nous retrouvons au sous-sol d’un logement social du bas de la rue centrale de Liancourt dans une sorte de « caverne d’Ali Baba ». Imaginez sur la longueur d’un sous sol de bâtiment une succession de pièces comprenant un magasin alimentaire, une bibliothèque, un atelier de rangement et de repassage, une boutique de vêtements. C’est l’univers du « petit bonheur ». Avec les bons du comité d’actions sociales (CCAS) les familles en difficulté peuvent « acheter » les denrées de première nécessité. L’association récupère les vêtements donnés (du moment qu’ils ne soient pas abîmés) et les propose à la vente d’occasions. Avec les sommes récoltées, l’assoc achète des surgelés qu’elle propose aussi à l’achat par bons CCAS. L’assoc récupère aussi les livres, en particulier les livres pour enfants qu’elle propose pour apporter un « plus culturel ». Elle récupère également des meubles mais l’exiguïté des entrées en sous sol et des locaux de stockage ne permet pas de tout entreposer. Huit dames autour de madame Gronier s’affèrent ainsi deux fois par semaine, sans compter la participation aux deux brocantes de la ville. Cela fonctionne un peu comme les ateliers d’Emmaüs : sans subventions, si ce n‘est l’aide active de la commune pour le local, les bons CCAS et même le détachement d’une employée des foyers de personnes âgées un jour par semaine. Ces bénévoles dévouées et enjouées regrettent leur emplacement en sous sol et seraient heureuses de disposer d’un local en rez de chaussée, voire en boutique.  Je les félicite, admiratif, pour leur dévouement, leur action et leur ingéniosité : voilà des femmes solidaires comme on aimerait en rencontrer plus souvent…

Jeudi 8 février : Catenoy « les Gendarmes au rapport »

La très moderne salle des fêtes de Catenoy accueille ce soir les élus et les officiels du canton de Liancourt pour l’inspection annuelle de la brigade de Gendarmerie. Après le mois des vœux, les gendarmes invitent à leur tour les représentants des communes dont ils ont la charge de sécurité publique pour dresser un bilan de l’année et présenter l’ensemble des effectifs. Les trente gendarmes de la brigade « Liancourt-Catenoy » sont devant nous dans leur bel uniforme bleu et noir : ce qui frappe  tout de suite est la jeunesse des agents. Exceptés les adjudants chefs et le major, pas un, d’élève –gendarme à capitaine, n’atteint les 35 ans ! Le capitaine qui commande les différentes brigades de l’arrondissement de Clermont retrace un bilan opérationnel  satisfaisant : 12% d’élucidation des affaires, 36% de baisse des actes délictueux et surtout un chiffre du nombre de morts et de blessés de la route divisé par quatre ! L’installation des radars et la peur du gendarme servent bien à quelque chose : à faire diminuer la dangerosité et la mortalité des routes et dissuader les « chauffards ». Dans leur quotidien liancourtois, les gendarmes nous expliquent la surcharge de travail liée à l’implantation du centre d’arrêt. Visiblement les transferts quotidiens de détenus vers les différents tribunaux ne les enthousiasment pas. Par contre, la gendarmerie recherche des liens soutenus avec les élus et les corps constitués. Nous sommes bien dans la compréhension d’une sécurité publique de proximité qui se perd en ville depuis que Sarkozy exige de la police nationale du chiffre et de la répression au détriment de la prévention. En ruralité c’est le contraire et Roger Menn, le conseiller général, félicite la brigade pour sa disponibilité auprès des élus et de la population.  Le vin d’honneur qui suit me permettra d’échanger avec un jeune gendarme qui venait de réussir brillamment le Certificat d’Aptitudes Techniques et reçu un beau diplôme pour ses 15,5 de moyenne. Il vient du Pas de Calais mais avait demandé l’Oise pour la variété des taches. Ce canton qui est déjà plus « rurbain » que rural permet au gendarme d’assurer les différentes missions de sécurité publique. « Les transferts de prisonniers c’est ennuyeux mais élucider des affaires par l’investigation c’est passionnant » me déclare l’impétrant avec un regard qui pétille ! Je prends congé en me disant que cette gendarmerie est jeune, volontaire et proche des élus : pourrait il en être autant de la police nationale ?...

Samedi 10 février : Creil « des balcons fleuris aux sans papiers »

Mairie de Creil 11 heures, je retrouve le maire Christian Grimbert et mon complice Georges Lorthiois, maire adjoint, pour une cérémonie que j’affectionne particulièrement et que je n’ai pas ratée depuis le début du mandat : la remise des prix aux lauréats des jardins et balcons fleuris.  Chaque année le service des jardins et espaces verts se déploie dans tous les quartiers, rues et ruelles de la ville pour admirer, juger et recenser les plus beaux fleurissements de terrasses, balcons et jardins. Ces professionnels établissent ensuite un tableau d’honneur où ne peuvent figurer les gagnants de l’année précédente. Afin d’encourager les creillois à décorer et fleurir leurs extérieurs, la ville organise cette cérémonie ou nous remettons des belles plantes conçues dans les serres municipales et des livres de jardinage avant le verre de l’amitié. Je ne rate jamais cette cérémonie, déjà parce que je suis l’élu chargé des espaces verts et de l‘environnement, mais aussi parce que j’apprécie ces citoyens exemplaires qui participent grâce à leur passion à l’embellissement collectif de la ville. Pour la plupart ce sont des gens simples qui prennent du temps pour réaliser et entretenir un motif floral, des bacs riviéras ou des plantes grimpantes. Comme le remarque le maire, ces personnes qui améliorent ainsi leur cadre de vie privé sont souvent aussi celles qui sont attentionnées au cadre de vie général, à la propreté, à la beauté de la commune. Un prix spécial a été attribué à l’association des compagnons du marais qui gère un important centre d’hébergement pour les gens en grande difficulté sociale dans le quartier Gournay. Serge Duc, son directeur, a développé une activité de fleurissement du centre, de son jardin et de ses balcons, comme une activité de thérapie  sociale : s’efforcer de vivre dans le beau est déjà un premier pas de la réinsertion. Une politique collective ne peut réussir que par l’adhésion individuelle du plus grand nombre : c’est particulièrement vrai en matière d’écologie et de cadre de vie…

Vers 15 heures 30, je rejoins sur la place Carnot d’autres citoyens qui rêveraient s’occuper à fleurir leurs jardins ou balcons mais n’en ont pas le loisir car ils vivent dans l’anxiété, la peur et l’incertitude du lendemain : les « sans papiers » menacés d’expulsion du territoire avec leurs enfants scolarisés. A l’appel du Réseau Education Sans Frontières, une manifestation départementale des collectifs d’aide aux sans papiers se met en mouvement pour rappeler le calvaire de ceux que la police du « ministre-candidat » pourchasse. Un journaliste croisé vers 13 heures se montrait sceptique sur la capacité de mobilisation des collectifs : pourtant 350 à 400 personnes vont défiler tout le long de la rue de la République jusqu’aux locaux de l’antenne de la sous-préfecture. Cortège bigarré, joyeux, déterminé et « bon enfant » où je retrouve en majorité des enseignants et des parents d’élèves emmenés par la FSU et la FCPE. Quelques élus manifestent leur solidarité et leur soutien : les élus communistes de l’agglomération creilloise sont très présents, il faut le noter. Par contre seuls, mon ami Jean François Dardenne, socialiste nogentais, et mon collègue Vert creillois Dominique Madelin, initiateurs tous les deux du collectif de défense du bassin creillois, « représentent » avec moi la Gauche réformiste. Pourtant nous avons tous dénoncé l’hystérie policière de Sarkozy, courant après le vote lepéniste, qui entraîne les préfectures et les forces de l’ordre dans des engrenages répressifs autant scandaleux, inquiétants que dérisoires. D’ailleurs le dynamique président du RESF Jean Michel Bavard et les autres orateurs relateront le calvaire indigne de la patrie des droits de l’Homme de plusieurs malheureux. Malgré cette répression, l’action opiniâtre des collectifs, des parents d’élèves et des professeurs solidaires, est jalonnée de succès et les organisateurs ont mentionné les jeunes qui ont pu revenir ou furent régularisés avant l’expulsion. Donc la mobilisation n’est pas vaine et bien sûr l’espoir de tous les militants et de toutes les familles est que le résultat de l’élection présidentielle permette un changement de politique et la fin des poursuites…Nous nous y employons, mais jusqu’au 7 mai : courage !...

Mardi 13 Février : Creil « inauguration de la poste Gambetta »

C’est en pensant à mon camarade Thierry Maugez qui se bat pour le maintien des services publics en ruralité que j’entre dans le bureau de poste flambant neuf de mon quartier Gambetta de Creil. La poste se modernise et doit faire face à une concurrence privée très forte sur 60% de ses activités, particulièrement sur le volet financier et sur la distribution des colis. Pour faire face elle adopte des critères commerciaux qui lui étaient complètement étrangers auparavant : pour les campagnes elle veut « rentabiliser » ses points de vente dans un équilibre délicat avec sa mission de service public mais dans les villes elle se décide (enfin) à accueillir correctement les « clients » (exit le mot d’usagers). Du coup à Creil Gambetta, 100 000 euros furent investis pour changer tous les guichets, éclairer la salle, apporter de la chaleur humaine et de la gaieté et il faut le reconnaître c’est vraiment réussi ! Le directeur de l’agence et le directeur de la poste de l’       Oise nous accueillent avec le maire de Creil et nous expliquent cette nouvelle politique : il faut garder la clientèle, offrir des nouveaux services, recevoir aimablement et s’adapter à la clientèle….La discussion de sourds derrière l’hygiaphone est d’une époque révolue…. Une charmante jeune femme se présente même comme directrice des ventes du centre Oise, poste nouvellement créé. Tout en félicitant les postiers pour leur aménagement et leurs bonnes résolutions, j’en profite pour m’entretenir avec le directeur de l’Oise sur les communes de la 7ème circonscription qui souhaiteraient un relais postal comme Mogneville ou Bailleval. Le directeur qui a travaillé avec Thierry Maugez sur les relais en ruralité se montre ouvert à des formules variées : relais en mairie en indemnisant un agent territorial ou relais chez un commerçant. Cette formule permet au commerçant de diversifier son offre et d’attirer une autre clientèle avec une indemnisation forfaitaire mensuelle de 250 euros. Enfin, le directeur de l’agence Gambetta qui a reçu mon calendrier me propose des formules pour envoyer mes courriers groupés de candidat et pour distribuer mes documents dans toutes les communes. Nous allons travailler avec la poste…

Mercredi 14 février : Monchy Saint Eloi « inauguration du doublement de la RN 16 devenue RD 1016 »

C’est sous une pluie battante que des dizaines d’élus se retrouvent autour des présidents de conseil général et de conseil régional, du préfet et de la DDE pour ouvrir le tronçon de la 2 X 2 voies entre Cauffry et Nogent. Cet élargissement était attendu depuis des dizaines d’années et programmé au contrat de plan 2000-2006. Depuis plusieurs mois des travaux gigantesques se déroulaient sous nos yeux parce que la route n’a jamais été fermée même si ces travaux entraînaient des ralentissements permanents. Personnellement, j’ai été très impressionné par la prouesse technique du chantier : des pans entiers de terrain ont été emmené et consolidé « ex-nihilo », des nouvelles sorties furent aménagées à Laigneville, Monchy et Nogent, des talus et des protections sonores furent construites. Je tire un grand coup de chapeau aux agents de l’Equipement.

 

Sous l’averse nous nous sommes pressés sous les parapluies pour couper le ruban tricolore. C’est sous la tente, serrés les uns contre les autres, que nous avons entendus les discours des présidents mais là surprise : au lieu de se féliciter d’un tel ouvrage Yves Rome et Claude Gewerc ont dénoncé les retards de l’Etat, les manques de financement, le transfert des routes au département avant la fin des travaux, le mur anti-bruit de Monchy Saint Eloi qui n’est pas achevé… Le député sortant a « attrapé » le micro pour dire que tout le monde a travaillé et qu’il faut cesser les querelles politiciennes mais il glisse en finissant qu’il faudrait qu’il fasse un second mandat pour obtenir le fameux mur anti-bruit de Monchy. Le préfet, très gêné, a essayé de justifier tous ces problèmes et s’est cru obligé de nous faire la leçon sur la sécurité routière. Franchement, dans les mauvaises conditions climatiques et acoustiques où nous étions, on aurait pu s’éviter ces « passes d’armes » un peu inutiles : il y aura  d’autres lieux et d’autres occasions. Dans ce brouhaha nous entendions les voitures qui empruntaient enfin la RD 1016 en double voie : c’était bien là l’essentiel !...

Jeudi 15 février : Creil « Débat d’Orientations Budgétaires au conseil »

Le principal du conseil municipal est consacré au Débat d’Orientations Budgétaires 2007, préalable légal au vote du budget le mois prochain. Le service financier, qui est très pointu, réalise un document très complet qui permet bien de comprendre le niveau des finances locales et de le comparer avec d’autres communes de même grandeur. Enfin, après des années de disette liée à la rénovation de la rive gauche et la fermeture de Chausson, Creil reprend des couleurs et des marges de manoeuvres. L’endettement diminue de moitié et l’autofinancement remonte. Les impôts locaux n’ont été augmentés qu’une fois depuis 1999 (en 2003) et resteront stables encore cette année. Surtout le maire se lance dans des aménagements ou des conclusions de projets qu’il avait retardé par prudence budgétaire : achèvement de la collecte sélective, aménagement de la rue Gambetta après celui de la place Carnot, une salle polyvalente dans le quartier du Moulin, une halte-garderie dans le quartier Voltaire, une nouvelle informatisation des services pour ne citer que les plus importants. Grande priorité sera donnée à l’accessibilité des handicapés, au renforcement de l’action pour la propreté et aux économies d’énergie, ce qui me permet d’exprimer publiquement ma satisfaction puisque cela touche ma délégation et qu’il a fallu parfois convaincre avec difficulté certains collègues ou certains chefs de service de la pertinence de ces sujets. En fait ils ne sont pas contre mais ils rechignent à assumer les inévitables mécontents d’une telle politique car au niveau local, les élus doivent souvent arbitrer entre des contradictions. Ainsi les handicapés souhaitaient une piste protégée rue Pauquet pour aller au centre commercial mais les riverains veulent  pouvoir garer leurs véhicules à cheval sur le trottoir : quand on satisfait les uns, on mécontente les autres et on défend finalement un compromis plus ou moins équilibré qui déplait à tous… Le chef de file de l’UMP n’avait rien à dire sur le DOB, il se réserve pour voter contre le budget mais les dissensions de son groupe ne lui permettent peut être plus de synthétiser une opinion commune. Les Verts ont milité pour la constitution d’un agenda 21 de la ville et de la CAC : çà sera l’objet d’un prochain mandat…

Vendredi 16 Février : Amiens « Picardie en fêtes »

Je retrouve cette chère Elodie Gossuin qui s’était faite rare ces dernières semaines, absorbée par sa participation au trophée Andros, pour la commission Sports, Culture et Santé et le comité pilotage de Picardie en fêtes. Sur la commission, le service des sports a retenu la subvention pour notre espoir creillois de la boxe Cédric Vitu qui mettra les gants à Montataire vendredi 23. Le service Santé a mis en pratique l’amendement proposé par Elodie sur la prévention santé des lycéens et qui, voté par la majorité de Gauche, avait mis en fureur les durs de l’UMP et fait couler beaucoup d’encre en décembre.

Nous étudions ensuite des dizaines de dossiers pour le compte de Picardie En Fêtes. Nous soutenons ainsi l’animation locale et associative de la région, passant de projets culturels assez ambitieux comme les commémorations des batailles de la Somme à des journées sportives ou nature, des initiatives d’éducation pour les enfants à des expos d’artistes locaux. En fait nous sommes assez généreux, désirant aider ceux qui bougent et animent la vie locale. Il est rare que nous rejetions un dossier : les foires commerciales et les actions de prestige à entrées payantes élevées ne sont pas retenues ou à l’inverse des toutes petites initiatives demandant des subventions de moins de 400 euros. Le conseil régional via ce fonds devient le partenaire bienveillant de l’animation locale et festive des associations et des communes et j’invite les associations à s’en saisir et me demander des dossiers…

Samedi 17 février : Creil et Mouy « sur les marchés »

Aujourd’hui il fait un temps magnifique et çà tombe bien : j’ai rendez vous avec les copains pour diffuser nos tracts « les Radicaux avec Ségolène » et le pacte présidentiel de la candidate sur les marchés de Creil, ce matin, et de Mouy, cet après midi. A Creil, nous retrouvons la courageuse et très ségoléniste Danièle, maire adjointe de Creil et ses camarades. Nous  venons lui prêter main forte dans la bonne humeur. La matinée passe vite à rencontrer nombre de copains et de sympathisants que nous « remettons en mouvement ». Pour Ségolène l’accueil du public est en demi-teinte : le forcing des médias sur les couacs de campagne rentre dans les têtes et sème le trouble. Nous croisons des militants PS qui s’interrogent sur la volonté de leur direction nationale de gagner l’élection après l’épisode de la démission d’Eric Besson : ambiance !  

 

 

Je deviens « accroc » du sympathique marché de Mouy au soleil dans ce cadre si pittoresque de la roue à eau sur le Thérain et à l’ombre de l’église. Ici, les amis du PS ont opté pour la diffusion du pacte présidentiel dans les boites aux lettres du canton et n’occupent pas le marché, je m’y colle avec ma suppléante, toujours de bonne humeur, et mes premiers sympathisants radicaux mouysards. C’est les amis d’Arlette de la Lutte Ouvrière qui ont pris possession du pavé et sont surpris de notre arrivée. Je me présente et nous échangeons quelques propos, quand arrive Daniel, conseiller municipal LO de Clermont, qui me voue une belle amitié (réciproque) datant de mes années au CHG : je n’ai pas d’ennemis à Gauche et je respecte les militants de tous les mouvements même si je ne partage pas leurs propositions. D’ailleurs j’étais le seul « réformiste » que le leader régional LO Roland Spirko saluait au conseil régional quand il y siégeait jusqu’en 2004. Un jour qu’un journaliste le lui faisait remarquer Roland avait répondu : « Montes a sauvé 400 emplois à Clermont, il mérite mon respect.. »

Nous finissons l’après midi en allant rencontrer un très ancien « rad-soc » de Mouy M. Valliergue qui avait milité avec Mendès-France. Il s’occupe depuis 23 ans de l’association écologique « On a croqué une pomme » qui regroupe des dizaines d’amoureux et des exploitants des vergers en méthode « bio ». Il organise tous les ans la grande fête du cidre et de la pomme à Grandvilliers et termine la rédaction d’un ouvrage sur les différentes variétés de pommes picardes. Il entretient un magnifique verger en plein de cœur de ville : c’est assez exceptionnel et son cidre est délicieux mais il cogne un peu dans la tête. Rencontre chaleureuse et formidable qui me confirme que cette circonscription a été irriguée par le radicalisme et que cette campagne électorale permettra, je l’espère,  de retisser les fils de l’histoire…

LA SUITE SUR MON SITE DE CAMPAGNE: www.ericmontes2007.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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arnaud 06/03/2007 14:57

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arnaud 06/03/2007 14:56

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