Quatorze organisations de gauche, dont le PS, le NPA, le PCF, le Parti de Gauche, le MRC et le PRG, ont signé un appel commun pour réussir un 1er mai "historique" pour "mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef". 
 
http://www.dailymotion.com/video/x93adz_1er-mai-2009-tous-ensemble_news
 

 

"Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux", écrivent les organisations dans une déclaration commune datée de samedi.

 
"Le 1er mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité", ajoutent-elles, jugeant que le gouvernement "refuse d'entendre les exigences sociales" exprimées dans la "plate-forme intersyndicale du 5 janvier" et lors des journées des 29 janvier et 19 mars.

Selon ces organisations, le gouvernement qui "semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité", "renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective", "tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » et veut "museler la contestation sociale et politique".

Appelant à "la réussite d'un 1er mai 2009 historique", elles souhaitent "mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d'autres choix de justice et de solidarité".


Cet appel a été signé samedi par ADS, Alter-Ecolos, Alternatifs, CNCU, Ecologie Solidaire, Gauche Unitaire, La Fédération, MRC, NPA, Parti de Gauche, PCF, PCOF et PS.

Le Parti radical de gauche (PRG) a rejoint cet appel lundi, a indiqué son président Jean-Michel Baylet dans un communiqué.

 A Creil, nous étions plus de mille militants syndicaux et politiques à traverser la ville dans une ambiance bon enfant mais combattive et déterminée. Claude Gewerc, président de la région, est venu défiler avec les élus du bassin creillois.
J'ai participé au cortège avec les camarades du cercle Radical du pays creillois et en famille (avec mon fils Mehdi et mon épouse Hayette Boudjemia)

L'homme du «Nuremberg argentin»

 

Raul Alfonsin, à la tête de l'Argentine entre 1983 et 1989, et sous la présidence duquel fut jugé le dictateur Jorge Videla, est mort mardi soir d'un cancer, à l'âge de 82 ans. L'ancien président radical fut le premier homme politique à vaincre le péronisme dans les urnes grâce à un large soutien des classes moyennes et populaires.

 

Premier chef de l'état élu après la fin de la dictature militaire qui a dirigé l'Argentine entre 1976 et 1983, Alfonsin restera comme le président du «Nuremberg argentin», comme on appelle le procès, en 1985, de la junte militaire, en référence au procès de nazis après la Seconde guerre mondiale. Le monde avait alors appris la cruauté des crimes de la junte: 30 000 personnes torturées puis exécutées clandestinement.

Mais l'euphorie des débuts de la démocratie durera peu. Dès 1987, Raul Alfonsin devait céder devant un nouveau soulèvement militaire, choisissant, malgré les manifestations de soutien de millions d'Argentins, de négocier avec les mutins. Ces derniers imposeront alors une loi d'amnistie qui permettra pendant des années aux militaires tortionnaires d'échapper à la justice. Il faudra attendre la présidence Kirchner (2003-2007) pour que les procès soient rouverts.

 

Raul Alfonsin est aussi l'homme de la paix avec le Chili, qui a mis fin au différend sur le canal de Beagle, à l'extrême sud du pays, à l'issue d'un référendum l'autorisant à faire les concessions nécessaires. Il aura enfin donné au Mercosur, le marché commun de l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, son coup d'envoi et son impulsion en signant avec son homologue brésilien José Sarney un accord sur l'industrie automobile.

Hier, dans un communiqué, Jean-Michel Baylet, président des Radicaux de gauche a tenu à lui rendre hommage :"Raul Alfonsin, était un homme d'état prestigieux, militant des droits de l'Homme. Il a permis la chute des dictatures des généraux et ramené la démocratie en Argentine", affirme dans un communiqué le sénateur. "Militant radical de toujours, président de l'Union civique radicale, il était notre ami avant, pendant et après sa présidence. Les liens entre nous n'ont jamais cessé. Les radicaux du monde entier le pleurent". 

 

Lundi  8 mars par un communiqué en anglais, la direction allemande du groupe Continental annonçait à ses  1120 salariés  de Clairoix la fermeture du site  l’année prochaine : consternation et colère. En septembre 2007 les salariés via leur syndicat majoritaire et la direction avaient entériné un accord pour préserver l’avenir du site en économisant 3 millions d’euros par an. Les salariés avaient accepté de revenir aux 40 heures de travail  par semaine sans augmentation de salaires,  de diminuer fortement leur prime de fin d’année et d’augmenter la production de pneus de 8 millions à 8,5 millions. La direction avait assuré les salariés que cet accord permettrait de préserver le site au moins jusqu’en 2012, même si elle s’est bien garder de l’écrire sur le protocole d’accord.

En fait le Courrier Picard a publié des documents confidentiels de la direction qui prouvent que dès janvier 2008, elle avait décidé de fermer le site oisien jugé moins rentable. L’accord salarial n’avait servi qu’à gratter 2,5 millions d’euros de charges sociales à l’Etat !

S’estimant, à juste titre, trahis et abusés, les salariés ont immédiatement créé un comité intersyndical de luttes refusant la fermeture et exigeant le maintien de tous les salariés jusqu’au moins 2012.

Vendredi 13, Le conseil régional de Picardie a voté à l’unanimité une  motion refusant cette fermeture qui n’est pas une conséquence de la crise économique mais bien l’expression de choix stratégiques incohérents : Continental a dégagé 680 millions de bénéfices en 2008. Si l’avenir de l’industrie automobile est en débat face aux impératifs écologiques et énergétiques, les futures voitures vertes ou électriques rouleront quand même avec des pneus…J’ai exprimé au nom des Radicaux de Gauche mon indignation face à ces « patrons-voyous » et notre totale solidarité aux salariés. J’ai souligné également l’urgence d’attaquer en justice cette décision.

L’après midi le Conseil Régional a reçu l’intersyndicale, nous leurs avons réaffirmé notre soutien concrétisé par le financement des cars pour que les salariés se rendent au comité central d’entreprise à Reims le lundi 16 et pour se payer les meilleurs avocats. J’ai rappelé que nous refusons d’expliquer cette fermeture par le contexte économique et que nous nous interdisons à réfléchir à toute solution de repli ou de mesures sociales d’accompagnement. Les Continental nous ont fait part de leur colère et de leurs inquiétudes mais également de leur unité et de leur détermination. Comble de cynisme, la direction leurs demande de reprendre le travail dès mercredi 18 pour reproduire des pneus jusqu’à la fermeture : dernière preuve que la production trouve des débouchés…

Les Radicaux  ne sont pas des  tenants de la lutte permanente des classes et prônent une nouvelle gouvernance démocratique des entreprises ou les salariés seraient autant associés que les actionnaires aux décisions stratégiques. Mais si les protocoles d’accord signés de bonne foi par les salariés sont piétinés par des patrons malhonnêtes, c’est tout le système paritaire de dialogue social qui est remis en cause. On assisterait dans un climat de crise financière, économique et sociale à un formidable retour en arrière où seule la lutte armée entre patrons et salariés prévaudrait. Nous refusons que l’avenir des rapports sociaux dans l’entreprise soit le retour à Germinal. Pour nous l’Etat et l’Europe doivent être les  régulateurs et les garants du dialogue social et de la gouvernance démocratique des entreprises.
Pour ce faire il nous  faudra rester mobilisés...


Article paru dans le FIL RADICAL N°2

la question n’est pas celle de la race mais des injustices sociales

Christiane Taubira était vendredi matin l’invitée d’Alba Ventura dans les studios de RTL. La députée de Guyane (PRG) après avoir souligné la carence du pouvoir dans la crise antillaise, a dénoncé les pratiques suspectes de milieux d’affaires et surtout écarté l’alibi de la question raciale.

“Enfin il est sorti du bois”. L’ex candidate aux élections présidentielles a pris acte des déclarations tardives de Nicolas Sarkozy. Sans porter de jugement sur ceux-ci, elle a stigmatisé le manque de réactivité du Chef de l’Etat. “Ca a été une carence évidente, manifeste, incontestable. Il en porte la responsabilité.“ Une responsabilité toutefois partagée dans la vacance du pouvoir. Christine Taubira a rappelé “qu’il n’a pas été le seul silencieux“. Et de désigner nommément la ministre de l’Intérieur et de l’Outre-Mer. “Nous avons même oublié le son de sa voix“.

Sur les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, la députée a noté que la réponse apportée diffère de la demande formulée. La parlementaire a surtout insisté sur le fait que la balle était dans le camp des patrons, qu’un geste était attendu de leur part. “Au départ nous sommes sur un conflit social qui est devenu un conflit sociétal“. Or depuis le départ, ils se déchargent allégrement sur l’Etat. Le patronat local a rapidement quitté la table des négociations alors qu’il est directement concerné et n’a formulé aucune proposition pour sortir de la crise. Il y aurait donc des pratiques particulières issues du fait “que les patrons savent qu’ils sont sur des territoires d’exception“. “Les patrons se croient toujours dans un régime d’impunité” a résumé Christine Taubira.

Christine Taubira ne met pas tout le monde dans le même panier notamment la plupart des petites entreprises qui selon elle considèrent que la revendication de hausse des salaires est fondée même si elles n’ont pas toutes la capacité d’y répondre. En revanche la député a mis le doigt sur certaines dérives. “Nous savons que dans le milieu des affaires, il y a des pratiques contestables, illégales, frauduleuses. Nous savons surtout que l’Etat sait“. Et d’appeler à un retour à l’Etat de droit.

On a pas encore vu le retour à un Etat de droit. C’est quand même une condition minimale” (à la fin de la grève). “L’Etat de droit, déjà c’est le respect des lois de la république. C’est quand même pas le cas dans tous les milieux d’affaires. C’est le fonctionnement normal des institutions sur place, c’est le respect des libertés individuelles et des libertés publiques et notamment la liberté de manifester. C’est quand même tout ça l’Etat de droit. Et tout ça est en suspens“.

Non réglée également la sulfureuse question des produits pétroliers à l’origine également du mouvement social. “Il y a des pratiques au moins suspectes au niveau des produits pétroliers” mais accusées d’être couvertes par L’Etat du fait qu’il y a des prix administrés. “Quand il y a des pratiques délictueuses, on n’envoie pas l’autorité de la concurrence regarder par le trou de la serrure. On saisit la justice.”

Face à cette dérive des DOM-TOM, Christiane Taubira, femme de couleur, a tordu le coup à l’offensive menée par une partie de la droite métropolitaine à travers Le Figaro (Yves Thréard, Yvan Rioufol) qui veut occulter le conflit social en le déplaçant sur le terrain racial et au delà sur la question qu’eux seuls se posent du rattachement de ces territoires lointains à la France. “La question n’est pas de la race, la question est des injustices sociales”, “pour les Guadeloupéens et les Martiniquais, les békés sont des Guadeloupéens et des Martiniquais“.

Et quand pour conclure Alba Ventura demande à son invitée : ” Vous appelez à l’indépendance ?“, la réplique fuse : “Qu’est-ce que ça vient faire dans le sujet ?“. “C’est une question” insiste la journaliste. “Voila ma réponse” rétorque aussitôt la députée de Guyane

ACTUALITES PRG OISE

 Election Européenne: le PRG déclare forfait !

Au terme d'une ample discussion, le comité directeur du PRG, réuni le 8 avril à Paris, a tranché : les Radicaux de gauche ne constitueront pas de listes pour les Européennes, mais ils seront présents dans le débat politique. Après l'échec des négociations avec le PS, les radicaux n'ont pas voulu se lancer seuls dans une bataille aléatoire sur le plan politique et coûteuse financièrement. «Ce système qui régionalise le scrutin européen est inique car il favorise les grands partis comme l'UMP et le PS», soulignait Jean-Michel Baylet, le président du parti. Dans ces conditions, le PRG préfère miser sur les élections régionales l'an prochain. Mais il fera entendre sa voix lors des Européennes. Il participera aux émissions de télévisions qui lui permettront de développer ses thèses sur l'Europe. En revanche, il n'apportera son soutien à aucune liste et nul ne pourra se prévaloir de son logo. «Les militants voteront pour les candidats de leur choix en leur âme et conscience», expliquait Jean-Michel Baylet.
Eric Montes et les fédérations de Picardie ont défendu sans faiblir jusqu’au bout l’idée de présenter des listes Radicales dans toutes les régions mais la convention de La Rochelle a mis à nu  les hésitations des uns et des autres : dans chaque grande région électorale, au moins une fédération régionale était hostile à partir au combat. Dommage, c’est une belle occasion perdue de défendre une Europe fédérale et sociale !

 


LE FIL RADICAL Numéro DEUX EST PARU !

Depuis dix jours, le bulletin d'informations politiques des élus et militants Radicaux du pays creillois est paru. Avec huit pages ecrit par dix camarades, nous avons développé nos opinions et impressions sur l'actualité politique et sociale nationale et creilloise. Aussitôt paru, nous avons diffusé 2000 exemplaires sur les marchés de Nogent, Creil, Montataire, Saint Leu et auprès des "travailleurs qui se lèvent tôt" en gare de Creil. De plus, nous enverrons le bulletin à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Liancourtois).
Nous publions les articles du bulletin sur mon blog et sur celui des Radicaux du pays creillois (en lien ci dessous).
Les habitants accueillent cette initiative très positivement, étant peu habitués à recevoir des journaux des partis politiques hors campagne électorale. De plus, les autres partis ont l'habitude de ne differ que des tracts recto-verso et non un journal de huit pages agraphées, certains présentent des bulletins communaux mais personne un journal d'agglomération...
Nous voulons par cet effort rédactionnel, militant et financier renforcer l'idée du pays creillois et répondre à la confiance des électeurs: vous nous avez élus donc nous vous rendons compte de nos mandats...
Prochaine parution fin juin pour le numéro 3....

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