SUR LA CRISE ECONOMIQUE EN PICARDIE
SESSION EXTRAORDINAIRE AU CONSEIL REGIONAL du vendredi 24 avril
Suite à l’avalanche de fermetures de sites industriels et les ravages qu’occasionne déjà la crise économique dans notre région, le président Gewerc a organisé une session extraordinaire en invitant différents acteurs de la vie économique et sociale. Voici la déclaration d’Eric Montes au nom du PRG à l’issue de la séance.
Tout d’abord, je voudrais remercier M. le Président pour la tenue et l’organisation de la journée, les thématiques retenues et les « grands témoins » invités. J’ai noté également avec plaisir l’implication des services de la Région et les brillants exposés de tous les responsables de service amenés à présenter les actions de notre collectivité. Cette journée a permis de balayer le vaste panorama de l’avenir industriel de notre région et de mesurer par des témoignages du terrain de l’effectivité de nos politiques. C’est une expérience à renouveler, déjà sur les thématiques économiques non abordées ce vendredi : l’agriculture, le commerce, l’artisanat et l’économie sociale et solidaire, mais aussi sur d’autres secteurs de notre champ d’intervention.
Les Radicaux et les Verts défendent dans cette assemblée en matière économique la priorité à la formation initiale et continue, à l’activité commerciale et artisanale non délocalisable et à la recherche en bio-industrie. Aussi avons-nous entendu avec beaucoup de satisfaction les exposés du professeur Lefranc sur les perspectives industrielles du pôle de compétitivité en agro-ressources, sur les premières réalisations d’envergure de la filière bois sur les réseaux de chaleur et sur la stratégie économique du Comité Régional du Tourisme. Nous approuvons également le dispositif « former plutôt que chômer » et saluons les interventions de la dirigeante et du délégué syndical de l’entreprise EBERSPACHER qui montrent la bonne direction à prendre en la matière. Dans une journée intense marquée par la dureté de la crise économique pour les salariés picards, ces exposés ont ouvert des portes d’espoir !
Mais les moments extrêmement forts en émotion et en colère resteront les témoignages des délégués syndicaux des grandes industries Whirlpool, Goodyear et bien sur Continental. Ils nous montré le cynisme sans précédent des dirigeants industriels des grands groupes internationaux sans foi ni loi. Ils ont explicité, preuves chiffrées à l’appui, les stratégies de destruction de l’outil de travail, des emplois et de l’économie réelle au bénéfice d’une économie financière basée sur la recherche avide du plus large profit possible à court terme. Ils ont battu en brèche par leurs vécus d’entreprise les slogans du pouvoir actuel comme « travailler plus pour gagner plus » ou la « règle du partage des bénéfices en trois tiers : investissements, actionnaires et salariés ». Ils ont démontré que loin de se moraliser le grand capital du CAC 40 privilégie l’affrontement direct avec la classe ouvrière industrielle d’Europe de l’Ouest dans le but de l’anéantir et de délocaliser massivement dans les pays au faible coût social.
Face à cette attaque en règle, les Radicaux réaffirment leur soutien et leur complète solidarité avec les salariés des usines picardes en lutte. Ils ne condamnent et ne condamneront aucune violence ouvrière qu’ils jugent légitime. Ils condamnent en revanche la violence patronale d’un autre âge par ces fermetures d’usines soudaines et sans motif économique ! Ils condamnent également l’attitude du gouvernement qui joue le pourrissement tout en agitant la répression qu’à l’encontre des salariés ! Si la violence ouvrière peut permettre de recréer les conditions du dialogue social à égalité entre les salariés et les directions, elle sera nécessaire et nous l’assumerons !
Le discours du préfet de région qui s’est présenté comme représentant du gouvernement était très en dessous de la nécessité d’agir : on ne remplacera pas l’industrie picarde par des chantiers de construction des collectivités et des bons d’achats pour les familles pauvres ! Au-delà de toutes les stratégies sur l’avenir industriel, de reconversion et de transformation, la Gauche politique est intimement liée à la classe ouvrière industrielle et nous ne pouvons la laisser détruire sans réagir.
J’ai d’ailleurs noté durant cette journée la même émotion et la même colère chez tous les élus de Gauche présents au-delà de nos différences et de nos querelles « politiciennes ». Si la crise et ses conséquences terribles sur les classes populaires de Picardie pouvaient nous transcender pour retrouver notre unité en défense des picards….
Eric MONTES, conseiller Régional, groupe Verts -PRG
Suite à l’avalanche de fermetures de sites industriels et les ravages qu’occasionne déjà la crise économique dans notre région, le président Gewerc a organisé une session extraordinaire en invitant différents acteurs de la vie économique et sociale. Voici la déclaration d’Eric Montes au nom du PRG à l’issue de la séance.
Tout d’abord, je voudrais remercier M. le Président pour la tenue et l’organisation de la journée, les thématiques retenues et les « grands témoins » invités. J’ai noté également avec plaisir l’implication des services de la Région et les brillants exposés de tous les responsables de service amenés à présenter les actions de notre collectivité. Cette journée a permis de balayer le vaste panorama de l’avenir industriel de notre région et de mesurer par des témoignages du terrain de l’effectivité de nos politiques. C’est une expérience à renouveler, déjà sur les thématiques économiques non abordées ce vendredi : l’agriculture, le commerce, l’artisanat et l’économie sociale et solidaire, mais aussi sur d’autres secteurs de notre champ d’intervention.
Les Radicaux et les Verts défendent dans cette assemblée en matière économique la priorité à la formation initiale et continue, à l’activité commerciale et artisanale non délocalisable et à la recherche en bio-industrie. Aussi avons-nous entendu avec beaucoup de satisfaction les exposés du professeur Lefranc sur les perspectives industrielles du pôle de compétitivité en agro-ressources, sur les premières réalisations d’envergure de la filière bois sur les réseaux de chaleur et sur la stratégie économique du Comité Régional du Tourisme. Nous approuvons également le dispositif « former plutôt que chômer » et saluons les interventions de la dirigeante et du délégué syndical de l’entreprise EBERSPACHER qui montrent la bonne direction à prendre en la matière. Dans une journée intense marquée par la dureté de la crise économique pour les salariés picards, ces exposés ont ouvert des portes d’espoir !
Mais les moments extrêmement forts en émotion et en colère resteront les témoignages des délégués syndicaux des grandes industries Whirlpool, Goodyear et bien sur Continental. Ils nous montré le cynisme sans précédent des dirigeants industriels des grands groupes internationaux sans foi ni loi. Ils ont explicité, preuves chiffrées à l’appui, les stratégies de destruction de l’outil de travail, des emplois et de l’économie réelle au bénéfice d’une économie financière basée sur la recherche avide du plus large profit possible à court terme. Ils ont battu en brèche par leurs vécus d’entreprise les slogans du pouvoir actuel comme « travailler plus pour gagner plus » ou la « règle du partage des bénéfices en trois tiers : investissements, actionnaires et salariés ». Ils ont démontré que loin de se moraliser le grand capital du CAC 40 privilégie l’affrontement direct avec la classe ouvrière industrielle d’Europe de l’Ouest dans le but de l’anéantir et de délocaliser massivement dans les pays au faible coût social.Face à cette attaque en règle, les Radicaux réaffirment leur soutien et leur complète solidarité avec les salariés des usines picardes en lutte. Ils ne condamnent et ne condamneront aucune violence ouvrière qu’ils jugent légitime. Ils condamnent en revanche la violence patronale d’un autre âge par ces fermetures d’usines soudaines et sans motif économique ! Ils condamnent également l’attitude du gouvernement qui joue le pourrissement tout en agitant la répression qu’à l’encontre des salariés ! Si la violence ouvrière peut permettre de recréer les conditions du dialogue social à égalité entre les salariés et les directions, elle sera nécessaire et nous l’assumerons !
Le discours du préfet de région qui s’est présenté comme représentant du gouvernement était très en dessous de la nécessité d’agir : on ne remplacera pas l’industrie picarde par des chantiers de construction des collectivités et des bons d’achats pour les familles pauvres ! Au-delà de toutes les stratégies sur l’avenir industriel, de reconversion et de transformation, la Gauche politique est intimement liée à la classe ouvrière industrielle et nous ne pouvons la laisser détruire sans réagir.
J’ai d’ailleurs noté durant cette journée la même émotion et la même colère chez tous les élus de Gauche présents au-delà de nos différences et de nos querelles « politiciennes ». Si la crise et ses conséquences terribles sur les classes populaires de Picardie pouvaient nous transcender pour retrouver notre unité en défense des picards….
Eric MONTES, conseiller Régional, groupe Verts -PRG
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