100 ANS DU FOOTBALL CREILLOIS
Quelle journée, que d’émotion…..
Depuis plusieurs mois je vous parle de mes préparatifs d’une grande exposition pour célébrer le centenaire de
la création du club de football de Creil. Le grand jour est enfin arrivé le samedi 23 septembre et les évènements ont dépassé (et de loin) toutes mes espérances.
Avant de vous la raconter dans le détail, je dois vous avouer que la dernière semaine de préparatifs fut une semaine de stress pour moi car je ne réalisais pas tout le travail que nécessite une exposition et l’angoisse de ne pas être prêt s’est amplifiée les derniers jours. De plus dans ce pays latin qu’est la France, on attend toujours la dernière minute : voilà quatre mois que je suis en relation avec l’INA pour le DVD souvenir mais je l’ai reçu par Chronopost la veille, voilà quatre mois que la Maison Creilloise des Associations me dit qu’on encadrera les photos d’équipe mais trois jours avant elle se rend compte qu’elle ne dispose pas de cadres en nombre suffisant….Bref j’ai angoissé jusqu’au vendredi mais heureusement l’aide hyper efficace de l’équipe de la MCA a permis de tout installer dans les temps. Je leurs suis très reconnaissant.
Le samedi 10 heures,
j’ouvrais les portes de la Faïencerie et j’avais déjà une énorme émotion : se dressaient devant moi Jean Lenglet, capitaine de l’équipe de 1945 et Robert Schultz, gardien de but de 1939 et de l’après –guerre. A 85 ans, les doyens de l’AS Creil étaient les premiers à l’appel ! S’ensuivit un flot permanent d’anciens joueurs de toutes les générations du club : des grandes gloires de l’équipe de 2ème division de 1971 aux anciens pros des années 80 comme N’guiro Dia ou Roy Guillon en passant par des dizaines d’anonymes qui avaient porté le maillot jaune et bleu dans les équipes de jeunes. Bibi Barra qui a fait le lien entre toutes les générations puisqu’il était ramasseur de balles dès l’après guerre, joueur de l’équipe 1ère de la fusion avec les cheminots de 1959 jusqu’à la D2 de 1972, entraîneur des équipes de D3 des années 80 et dirigeant jusqu’en 20O2, embrassait tout le monde en s’essuyant les larmes.
A 11 h 15, j’ai lancé le DVD de l’INA, devant 500 personnes : et chacun de se revoir jeune courir et shooter pour Creil, revoir aussi les amis disparus, se rappeler l’épopée du club.
J’ai ensuite commenté un diaporama qui reprenait l’histoire de ces cent ans en commençant par l’AS creil de 1913 jusqu’à la visite de Raymond Doménech en mai 2006.
Nouy
Benzine entamait son premier grand discours de nouveau président, les larmes aux yeux et le maire Christian Grimbert rendait hommage au club et tous ceux qui l’ont fait en affirmant le soutien de la ville de Creil pour ce nouveau siècle de football qui commence. Beaucoup d’élus municipaux étaient présents et vivaient, heureux, ce grand moment de retrouvailles.
Après le vin d’honneur offert par la municipalité, nous invitions tous les participants à monter au stade vélodrome pour un grand buffet de l’amitié préparé par Chichane, ancienne vedette du club et gérant du pub brasserie « Au bureau ». Nous étions encore deux cents sous les tentes : les équipes s’étaient reconstituées naturellement et chacun prenait les nouvelles des uns et des autres dans la bonne humeur.
A 15 H 30, tous les anciens ont voulu refouler la pelouse du vélodrome, lieu de leurs exploits, et nous voilà encore une centaine sur le terrain pour une grande photo de famille ! Agréable surprise : Jimmy Adjovi-Bocco, ancien de Creil devenu pro à Lens et aujourd’hui gérant de l’école nationale de football du Sénégal « Djembars » nous rejoint avec sa gentillesse habituelle. Il donnera le coupe d’envoi du match des 15 ans de division d’honneur, impressionnés par un tel parrain à leurs côtés. Ils vont évoluer devant des dizaines d’anciens attentifs à la nouvelle génération du football creillois.
La soirée a continué avec les seniors qui vont arracher un bon match nul. Ils étaient encore une trentaine autour de Didier Fessier et de Patrick Delattre a poursuivre la fête du centenaire au pub « Au Bureau » jusqu’à tard dans la nuit : les anciens ne voulaient plus se quitter et d’ailleurs ils m’attendaient le lendemain à 10 heures pour l’ouverture de la deuxième journée…..
Quelle émotion ! Quelle joie partagée ! Qui n’a pas pleuré n’est pas creillois....