Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 19:38

Denis-CADIX Abbeville Notre camarade Denis Cadix, figure emblématique du commerce abbevillois, élu Radical municipal et communautaire est décédé dimanche soir 22 aout à l’âge de 57 ans. Il a été emporté suite à des complications d’un arrêt cardiaque survenu en janvier.

Issu d'une famille de commerçants, il avait repris le flambeau grâce à la boutique de confection masculine « Cadix H ». Il était l'un des fers de lance du commerce local. Avec Maurice Bréart et Pierre Brissy, il était l'un des fondateurs de la carte Sourire qui donne des réductions dans la plupart des commerces de proximité. Denis ressemblait à sa carte : toujours disponible et souriant.

Denis avait pratiqué le hockey sur gazon jusqu 'en équipe de France , il était un dirigeant actif du club de hockey abbevillois et officiait encore comme arbitre. A la mairie il était délégué au tourisme et assumait la vice présidence de la communauté de communes aux équipements sportifs et de loisirs.

 

Jeudi 26, l'immense collégiale Saint Vulfran qui remplit le centre ville, était à peine suffisante pour accueillir toutes les personnes de la région voulant accompagner Denis dans son dernier voyage. Tous les élus d'Abbeville occupaient le premier rang aux côtés de leur Maire Nicolas Dumont, les yeux rougis par l'émotion. Derrière, se pressaient pour ce dernier hommage ses quatre collègues Radicaux du conseil municipal : Christine Louchart, Marie Line Bourgeois, Maurice Bréart et René Dobremetz, les responsables de la fédération de la Somme: Jean Jacques Stoter et Guillaume Bonnet, Fabrice Dalongeville , président du groupe PRG au Conseil Régional et moi-même comme président des Radicaux de Picardie.

 

Denis va nous manquer, comme aux abbevillois auxquels il consacraient tous ses instants. Une autre camarade Radicale Frédérique Courcaut va rentrer au conseil municipal d'Abbeville pour assurer une lourde succession. Notre compassion et nos souhaits de réussite l 'accompagnent ainsi qu'à tous nos amis du cercle Mendès-France d'Abbeville....

 

Eric MONTES

Par eric montes - Publié dans : fil radical picardie - Communauté : RADICAUX DE GAUCHE
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 21:11

 titre cahier d'acteursDans le cadre du débat public sur la liaison ferroviaire Picardie - Roissy, les Radicaux de Picardie et du Val d'Oise ont rassemblé leurs idées et leurs propositions dans un cahier d'acteurs déposé le 4 juillet à la commission nationale du débat public. En voici le texte intégral :

  

scan10005.jpgCahier d’acteurs du Parti Radical de Gauche de l’Oise, de la Somme, de l’Aisne et du Val-d’Oise

 

 

Enfin le vrai désenclavement de la Picardie !

 

La Picardie accueille une seule gare TGV depuis 1993. Située à Chaulnes, dans la Somme, sur l’axe Paris-Lille, à 50 kms de sa capitale Amiens et dans sa partie du territoire la plus rurale et la moins habitée, son accès est quasi exclusivement autoroutier et son bilan de fréquentation s’avère très mitigé.

Ce faisant, la Picardie reste à l’écart du réseau à grande vitesse.

Après des années de discussions et de mobilisation des élus picards, un projet direct de grande vitesse « Paris-Amiens-Calais-Londres » a été élaboré, inscrit au schéma national, puis retiré, puis réinscrit après le Grenelle de l’environnement. Ayons la lucidité d’écrire qu’il apparait très lointain, très couteux dans une période de restrictions budgétaires de l’Etat, donc très hypothétique !

Au contraire, ce projet Picardie-Roissy de liaison ferroviaire entre Creil et Roissy pour desservir la Haute Picardie via Amiens et Saint Quentin est concret, immédiat, réalisable à moindre cout et peut accélérer la modernisation de l’ensemble du réseau ferré de la Somme et de l’Oise.

Desservir Amiens c’est relier directement 334 000 habitants du grand Amiénois à la Grande Vitesse  et à la plate forme de Roissy. C’est donc favoriser la circulation et les voyages par le train comme par l’avion à une population qui est aujourd’hui contrainte souvent à l’automobile. C’est aussi permettre le rayonnement industriel et économique, favoriser le développement de l’université et des différents pôles de recherche de la capitale Picarde.

Desservir Amiens c’est également faciliter la structuration et la modernisation du réseau ouest vers Abbeville, le Vimeu et la côte picarde. Le bassin industriel et artisanal du Vimeu tire son maintien voire son expansion de ses capacités à l’exportation. La liaison au réseau TGV s’avère une chance supplémentaire de rompre son enclavement. Le développement du tourisme est le défi d’avenir posé à la côte picarde, il est certain que cette liaison ne peut que favoriser son accès à de nouvelles populations.

Il nous parait essentiel de multiplier les dessertes quotidiennes vers Roissy pour les usagers. Ce projet n’a de sens que s’il cumule le TGV et le TER. Nous y ajoutons également l’arrêt des trains Inter Cités Amiens–Paris à Creil pour permettre des connexions supplémentaires.

 

 

Une chance historique pour Creil et le Grand Creillois

 

creil dit ouiLe projet Picardie–Roissy est une chance historique pour Creil et le grand Creillois de repartir vers un meilleur futur, un nouveau développement économique et une amélioration considérable de sa qualité de vie. Ce territoire de tradition industrielle a subi de plein fouet la désindustrialisation, le chômage de masse et ses conséquences néfastes : l’appauvrissement de sa population et un manque d’attractivité certain. Le redressement est en marche concrétisé par les opérations de renouvèlement urbain, mais le projet Picardie-Roissy peut s’avérer un formidable accélérateur de dynamiques. D’autres territoires ont connu ce phénomène : on a vu l’impact structurant de la construction du grand stade de France pour la Plaine Saint Denis ou du projet EuraLille pour la métropole du Nord.

La liaison TER-TGV à Roissy est une chance pour l’emploi que nous devons saisir avec volonté surtout que l’agglomération creilloise souffre d’un taux de chômage élevé et en particulier des jeunes de plus de 20% !

Pour le Grand Creillois, ses habitants qui travaillent déjà à Roissy et tous ceux qui pourraient y travailler aussi demain, le projet n’a de sens que si la liaison ferroviaire couple le TER au TGV. L’hypothèse de 13 TER allers-retours avec 7 TGV aller-retour est pour nous la seule à retenir ! Nous agirons avec les usagers « domicile-travail » pour que les cartes d’abonnements TER soient valables également dans les TGV.

 

Pour une nouvelle gare d’arrêt généralisé Creil-Nogent

 

1 gare de creilLa construction d’une nouvelle gare de Creil ne peut être dissociée du projet Picardie Roissy. Le site actuel n’arrive pas à accueillir ses 19 000 passagers journaliers. Pour répondre au défi de la Grande Vitesse et à cet accroissement formidable du trafic passager avec des TGV, plus de TER, des arrêts des Inter-Cités et des nouvelles connexions, une simple rénovation au rabais ne suffira pas.

Nous défendons le projet d’une nouvelle gare d’arrêt généralisé en passerelle au dessus des voies avec deux accès : l’un à la place actuelle de Creil rive droite et l’autre en face côté Creil-Nogent sur les emprises inutilisées du Sernam. Une nouvelle place pourrait ainsi être aménagée avec commerces de proximité, bureaux, parcotrain et vélo-station. Elle accueillerait naturellement une gare routière des autocars vers le centre-Oise. Ce projet doit être complètement intégré au projet Picardie –Roissy et financé par les opérateurs d’Etat au même titre que les nouvelles voies. Il en va de la réussite du projet global !

 

 

  

Picardie Roissy-Ouest, en attendant Picardie Roissy-Est


crepy roissyPour ne plus laisser totalement à l’écart l’axe « Laon/Soissons/Crépy-en-Valois/Dammartin-en-Goële/Roissy/Paris Nord »


 L’ouverture du barreau Creil/Roissy répondra aux attentes de nombreux picards qui transitent par l’étoile ferroviaire de Creil. S'il est vrai que le département de l'Aisne, à travers la desserte ferrée Creil/ Chauny/ Tergnier/ Saint-Quentin/ Busigny, pourra bénéficier d'un meilleur accès au TGV et à Roissy grâce aux synergies qui pourront être mises en place entre les services TER, inter cités et les TGV en gare de Creil, il n'en demeure pas moins que l’axe de déplacement " Laon /Soissons/Crépy-en-Valois/Dammartin-en-Goële/Roissy/Paris Nord " reste pour le moment totalement à l'écart.

 

Le contrat de projets Etat-Région Picardie 2007-2013 prévoit la réalisation d'études relatives à l'amélioration de l'accès ferroviaire de cette partie Est de la Picardie :

  • dans les secteurs desservis par l'axe Paris/Soissons/Laon en particulier

  • à Roissy et de manière générale à la grande vitesse.

  •  

  • Plus largement, cette étude doit prendre en compte l'accès à Roissy depuis les différents territoires desservis par la ligne Paris-Laon, y compris de l'Oise (Valois) mais aussi de la Seine et Marne (Goële), c'est Réseaux ferrés de France qui le dit !

Chacun sait que l’axe de déplacement Paris/Crépy-en-Valois/Laon a perdu, au fil des années, de son importance au regard de l’ensemble des trafics. Les grandes difficultés économiques que rencontre l’Est de la Picardie sont simplement dues à des voies de communications désuètes alors que nous sommes à proximité de l'Ile de France et du site de Roissy.

 

Faut-il une connexion entre Crépy-en-Valois et Creil ?


 gare de crepyL’étoile ferroviaire de Creil actuellement à cinq branches (Creil-Paris, Creil-Amiens, Creil-St Quentin, Creil-Beauvais et Creil-Pontoise) doit-elle compter une liaison supplémentaire entre Creil et Crépy-en-Valois, en attendant la création d’un véritable barreau Picardie-Est/Roissy ?


Si, de prime abord, la réponse peut apparaître évidente (connexion à Creil pour Amiens via la LGV par exemple), il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact sur l’avenir de la ligne Laon/Paris qui pourrait, de fait, être encore fragilisée.

 

Ce faisant, il apparaît en filigrane nécessaire de s’interroger sur la place que l’axe Laon/Soissons/Crépy-en-Valois/Roissy/Paris doit jouer dans le développement notamment économique des territoires situés entre Reims, Laon, Soissons, Crépy-en-Valois, Dammartin-en-Goële, Meaux et Château-Thierry.

 

Val d'Oise et Picardie main dans la main 

 

logo val d'oiseLogoPicardieLes problèmes d'accès au pôle d'emploi de Roissy pour les habitants de Picardie comme pour les habitants du Val d'Oise exigent que soient réalisés conjointement le barreau de Gonesse et la liaison Roissy-Picardie. 

La grande anomalie de la zone Roissy-CDG est la conception de départ qui a privilégié les liaisons vers Paris. La réalité de cette zone d'intérêt nationale est qu'elle se développe naturellement en bassin d'activités et d'emplois orientés aussi vers le Nord du bassin parisien, ainsi qu'à l'ouest et à l'est. 

Les deux projets, le barreau de Gonesse et la liaison ferroviaire Roissy-Picardie, correspondent à cette réalité que le SDRIF a pris en compte dans son schéma de développement et qui a été validé par la majorité de gauche du Conseil Régional d'Ile-de-France. 

Les adversaires (en majorité des élus UMP) du projet de liaison Roissy-Picardie mettent en avant la concurrence des projets avec le Val d'Oise, un objectif de rationalisation des coûts et ils proposent aux Picards d'emprunter le barreau de Gonesse pour rejoindre Roissy-CDG.

Les radicaux de gauche du Val d'Oise n'ignorent pas qu’en réalité, c'est le projet de Christian Blanc de métro automatique du Grand Paris, que l’on défend dans cette polémique Valdoisienne/Picarde : "L'aménagement du triangle de Gonesse sera transfiguré par la création d'une gare d'échange entre le barreau de "Gonesse-Picardie" et la ligne du métro automatique desservant la Plaine de France", écrivent les élus UMP du Val d’Oise. On ne saurait être plus clair !

Les élus PRG du Val d'Oise dénoncent cette manipulation et réaffirment leur souhait de la réalisation, dans les meilleurs délais, du barreau de Gonesse et de la liaison ferroviaire Roissy-Picardie

Les élus PRG du Val d'Oise lancent un appel aux Picards pour qu'ils soient solidaires des Valdoisiens contre les nuisances aériennes et pour la limitation du développement aéroportuaire du grand Bassin parisien, en soutenant les habitants du Val d'Oise qui demandent que le trafic aérien de Roissy, notamment certains longs courriers, soient pour partie déviés sur Vatry.

 

Tracé central et calendrier resserré option centrale

 

Le tracé central a notre préférence car il cumule tous les avantages : il est rapide, le moins destructeur écologiquement et le moins coûteux. Il comporte un arrêt à Fosses-Survilliers, ce qui est bénéfique aux Val d’Oisiens et permet aussi une desserte de cette zone d’activités et pourrait même offrir une desserte de la zone de Vémars par navette autobus. Enfin le tracé n’exige que 6 kms de construction ce qui pourrait permettre une réalisation rapide.

Comment a-t-on pu construire les 200 kms de la ligne TGV Paris Lille en six années et il faudrait dix ans pour réaliser 6 kms de voies ferrées de l’option centrale Roissy–Survilliers ? Voilà pourquoi nous ne comprenons pas le calendrier excessivement long de RFF.

 

Oui au projet Picardie-Roissy, mais pour 2015 !

 

 

 

Fédérations du Parti Radical de Gauche de l’Oise, de l’Aisne, de la Somme, du Val d'Oise

 

Eric MONTES, Président PRG Picardie, maire-adjoint de Creil, ancien conseiller régional de Picardie ; Fabrice DALONGEVILLE, Président PRG Oise, conseiller régional de Picardie ; Didier BODA, Président PRG Aisne, maire-adjoint de Soissons ; Jean-Jacques STOTER, Président PRG Somme, vice-président du conseil général de la Somme ; Elisabeth BOYER, Présidente PRG Val d’Oise, Conseillère municipale de Saint Leu ancienne conseillère régionale IDF.

Contact : groupeprg@cr-picardie.fr

Par eric montes et fabrice dalongeville - Publié dans : actualité politique - Communauté : RADICAUX DE GAUCHE
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 13:12

lg libeJ'ai été interrogé par Libération pour cette enquète sur le retour de Bernard Tapie au Parti Radical de Gauche

Enquête par LILIAN ALEMAGNA

De retour au Parti radical, l’ancien ministre inquiète à gauche : certains le soupçonnent de vouloir jouer double jeu lors de la prochaine présidentielle au profit de Sarkozy.

 Que prépare Bernard Tapie pour 2012 ? Débarrassé de toute poursuite judiciaire et de retour dans les affaires - il vient de lancer avec son fils un site de vente en ligne - voilà l’ex-ministre de François Mitterrand, à 67 ans, repartant en politique.

TAPIELe 15 mai, l’ancien député français et européen annonce dans le Parisien son retour chez ses amis du Parti radical de gauche (PRG) «comme simple militant», en prenant «l’engagement de ne plus accepter de fonctions importantes comme député ou ministre». Mais comme toujours avec Tapie, ça s’enflamme. A deux ans de la présidentielle, le retour de l’ancien ministre de la Ville, fort en gueule et populaire, qui a soutenu avec vigueur Nicolas Sarkozy en 2007 avant de militer pour l’ouverture - sans succès - auprès des radicaux, fait forcément douter du caractère «purement militant» de l’engagement du bonhomme. «Il ne vient pas seulement pour prendre une carte à 40 euros», mais pour «peser sur les événements à venir», confirme Eric Montès, secrétaire national du PRG, fidèle de Tapie dans les années 90. «Il y a une élection présidentielle qui se profile. Est-ce qu’il entend jouer un rôle ? Je me pose la question, dit Yvon Collin, sénateur et numéro 2 du PRG. Mais on peut subodorer la situation qui arrive», poursuit celui qui a fait venir Tapie au PRG à la fin des années 80. Et lorsque les parlementaires UMP reçus le 11 mai à l’Elysée rapportent que Nicolas Sarkozy juge «très facile de faire exister quelqu’un» à gauche en 2012 pour gêner le PS, le fantasme d’une candidature Tapie ressurgit. Si celui-ci a beau jeu de tout faire pour l’étouffer (lire ci-contre), l’hypothèse tient.

Sous-marin. Comme Mitterrand l’avait utilisé en 1994 pour plomber les ambitions présidentielles de Michel Rocard (12% aux européennes avec sa liste Energie radicale, contre 14,5% pour celle des socialistes, score le plus faible de l’histoire du PS), Tapie jouerait le rôle de sous-marin de Nicolas Sarkozy chargé de torpiller le futur candidat socialiste. Il constituerait aussi cette fameuse réserve de voix dont manquerait le chef de l’Etat au centre de l’échiquier. «Sur ce créneau, il peut difficilement y avoir Bayrou, Villepin, Tapie, écarte un cadre PRG, réticent à une candidature de l’homme d’affaires. Il devrait affronter Sarkozy sur un terrain encombré, ce serait compliqué.»

Mais si la carte Tapie se révèle peu rentable pour Sarkozy, elle peut être maîtresse dans le jeu de radicaux de gauche en quête perpétuelle de visibilité. Pour l’instant, le «militant» Tapie reste «un électron libre» au PRG, explique le président du parti, Jean-Michel Baylet. «Mais si une des conséquences heureuses du retour de ce militant est que les socialistes s’intéressent de près à leurs alliés, ce sera très bien ! Pour l’instant, ils ne s’intéressent qu’à eux-mêmes», regrette-t-il. Car après l’épisode des régionales où les radicaux se sont plaints d’accords non respectés par le PS, les voici mécontents des choix socialistes sur les primaires qu’ils auraient aimé voir, à l’américaine, durer plus longtemps. «Ce sont des petits arrangements entre socialistes ! critique Baylet. Si les dés sont pipés au départ, nous n’en serons pas…» D’où l’«utilité» d’une candidature Tapie pour le PRG, qui aiderait à se faire entendre d’un PS désireux d’éviter un remake de 2002 et la multiplication de candidats de gauche. Elle permettrait aussi d’«aller chercher le vote populaire sur une ligne réformiste», défend Eric Montès.

«irrationnel». Surtout, privés de candidat PRG à la présidentielle en 2007, élus et militants radicaux restent nostalgiques de la période dorée de 1994 avec Tapie. «C’était Evita Perón ! s’emporte Montès. Il devait toucher les bébés, il embrassait les femmes, elles tombaient dans les pommes… C’était irrationnel !» «Il attire la lumière, les médias l’aiment bien, souligne Yvon Collin. L’aile gauche traînera des pieds, mais le PRG est tellement en souffrance de notoriété qu’ils se diront qu’avec sa candidature, on va parler de nous.» A condition que Tapie prennent ses distances avec Sarkozy. «S’il confirme son engagement, ça veut dire qu’il soutiendra le candidat de gauche», se rassure Jean-Bernard Bros, responsable du PRG à Paris. «Baylet ne le laisserait pas être candidat s’il n’était pas sûr qu’il appelle à voter à gauche, promet Montès. Il ne sera pas un cheval de Troie.»

Si le calendrier du PRG pour 2012 n’est pas arrêté, la place que prendra Tapie lors de l’université d’été, début septembre, devrait être un indicateur du rôle qu’il entend jouer. En revanche, question sondage, les débuts sont faibles. Testé pour la première fois par l’Ifop pour la Lettre de l’opinion rendue publique hier, l’ancien président de l’OM ne récolte que 3% d’intentions de vote (1). Trop maigre pour effrayer le PS.

Pas l’habitude de rouler pour quelqu’un»

Interview par LILIAN ALEMAGNA

Le «militant» Tapie se défend de toute manigance en prévarticle photo TAPIEjpgision de 2012. De retour comme «simple militant» chez les radicaux de gauche, Bernard Tapie exclut de concourir en 2012. Entretien.

Pourquoi ce retour et que souhaitez-vous apporter aux radicaux de gauche ?

Ce n’est rien d’autre qu’une volonté personnelle. On m’avait demandé de ne plus faire de politique. Dès lors que je peux à nouveau m’engager, il est normal que je revienne vers les radicaux de gauche, qui m’ont toujours soutenu. Il y a un décalage entre l’importance des valeurs qu’ils défendent et le fait qu’on ne les entende pas. Je veux le combler.

Certains y voient la possibilité d’une candidature Tapie au profit de celle de Nicolas Sarkozy en 2012…

J’ai beaucoup d’amis au PS et à l’UMP. Ils me racontent ce qui se dit chez eux. C’est marrant : les uns pensent que je suis le sous-marin de Sarkozy, les autres celui de Strauss-Kahn ! Je n’ai pas l’habitude de rouler pour quelqu’un, et la présidentielle n’est pas le but qui m’anime. Je n’ai pas besoin de me présenter aux élections pour être entendu.

Vous ne participerez donc pas à une primaire ouverte de la gauche ?

En aucune façon. Mais je suis à fond pour le principe de la primaire ouverte. Quel que soit le vainqueur, il aura la légitimité et un coup de boost incroyable !

Vous avez soutenu Nicolas Sarkozy en 2007. Comment jugez-vous son action ?

J’ai fait, à l’époque, une analyse citoyenne en pensant que pour mon pays, c’était ce qu’il fallait. J’assume pleinement cette décision et ne la regrette pas. Sur le bilan, dans les grands moments, Nicolas Sarkozy a été présent. Son action durant la crise a empêché qu’on ait des files d’attente devant les banques. Mais je ne suis pas d’accord sur tout : je suis pour l’ISF, contre les niches fiscales, contre le bouclier fiscal qui est une énormité ! Sur les retraites, je pense qu’il faut quelque chose d’intermédiaire : rallonger la durée de cotisation, mais augmenter aussi l’emploi des plus âgés. DSK le dit très bien.

 

 

Par LIBERATION - Publié dans : actualité politique - Communauté : RADICAUX DE GAUCHE
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 17:31

Un jeune de l’agglomération creilloise actuellement incarcéré au centre pénitentiaire de Liancourt m’a adressé ce courrier témoignage de sa vie en détention. Je la publie  sans coupure, ni commentaires.


                centre de detentionA ton arrivée à Liancourt, tout commence par l’attribution d’un numéro d’écrou car on ne t’appellera plus par ton nom mais par ton numéro d’écrou.  Vient ensuite la première fouille corporelle totale: çà surprend mais tu vas t’y habituer. Tu passes les trois premiers jours dans le quartier « arrivants » consacrés à un examen médical poussé : radio des poumons, entretien avec le médecin, le psychiatre et même le directeur de la prison.  Te voilà transféré à la maison d’arrêt où tu es présenté au chef de détention qui t’explique le règlement et te place dans une cellule avec d’autres détenus.

Seulement tu vas vite comprendre que le règlement intérieur de la prison est très différent de la « loi non écrite » de la prison que font régner les détenus. A peine arrivé, tous les autres détenus veulent savoir la raison de ta détention et t'assaillent de questions, veulent fouiller tes papiers. Tu es déjà « jugé » par les autres détenus avant même que la justice ait statué sur ton sort.

En promenade il y a beaucoup de mobiles qui circulent entre détenus mais il faut payer pour pouvoir en utiliser  d'autant que tu ne peux téléphoner tant que tu n'es pas jugé. Le « shit » circule aussi beaucoup mais deux fois plus cher qu'en ville. J'ai vu un gars se faire poignarder dans le dos durant la promenade. Quand une bagarre éclate, il n'est pas rare que d'autres détenus s'en mêlent et s'acharnent sur celui qui est pris à partie. Des groupes se forment, souvent par origine ethnique : les blacks entre eux, les beurs, les turcs, les chinois, les blancs comme si la société multi-culturelle s'arrêtait aux portes de la prison alors qu'à Liancourt on retrouve  en majorité des jeunes de l'agglomération creilloise.

Tant que tu n'es pas jugé, tu ne peux accéder au travail, ni à la formation scolaire ou professionnelle. Aussi tu te lasses vite du quotidien. Tu es obligé de te lever à 7 heures pour la visite-fouille des surveillants. Les promenades durent une heure le matin et une heure l’après- midi. Tu peux faire du sport, emprunter des livres à la bibliothèque, squatter le baby foot ou jouer des instruments en salle de musique. Les repas sont distribués le midi et le soir avec une seule boule de pain qui doit faire la journée. Si tu as de l'argent qui te permet de « cantiner » tu pourras t'acheter beaucoup plus que l'ordinaire mais ce n'est pas mon cas. De fait c'est la télévision qui est notre passe temps principal et notre fenêtre sur l'extérieur. La location TV est un bon business pour l'administration pénitentiaire: elle coûte 18 euros par mois pour chaque détenu même si  on est trois ou quatre par cellule à regarder la même télé. Nous sommes près de 1000 détenus à Liancourt en comptant le quartier des mineurs, les centres de détention et la maison d'arrêt et nous regardons tous la télé ! Idem pour le frigidaire qui est loué 8 euros par mois.

Je ne suis pas un caïd ou un meneur et les faits qui me sont reprochés ne sont pas glorieux, aussi je reste toujours en alerte vis à vis des autres détenus. Je dors mal et par séquence courte. En promenade ou en activités, je rase les murs et reste sur mes gardes. Un simple mot mal compris, un simple regard de travers peuvent dégénérer en bagarre générale.  Je vis toujours avec cette crainte...Depuis  quelques mois j'ai été transféré dans le quartier d'liancourt prison 008isolement ce qui est mieux car tu es seul en cellule. Mais les surveillants sont encore plus présents. Ils passent toutes les heures et le bruit des portes qui claquent et des clefs qui tournent résonne en permanence dans ma tête.  Je rencontre l'aumônier de la prison qui m'écoute et me parle de Dieu que je n'avais pas trop côtoyé dans le civil. J'ai commencé un travail sur moi même avec un psychologue car il ne faut rien garder enfoui dans ta tête ou sur ton cœur au risque de « pêter un câble ». Le seul bon moment est le parloir avec ta famille ou tes amis même si tu dois subir des fouilles corporelles totales avant et après la visite.


Finalement la prison est une ville « hors de la Ville » avec sa loi officielle et sa loi non écrite qui ressemble à la loi du plus fort, sans police mais avec des surveillants où le principal est de rester en vie en espérant peut être que ma détention sera utile pour un nouveau départ dans ma vie...

Par eric montes - Publié dans : libre opinion - Communauté : RADICAUX DE GAUCHE
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 11:45

"journal du débat public"

 

Elisabeth Boyer PRG 95Alors que de nombreux élus de l’est du Val d’Oise se sont prononcés contre la réalisation d’une liaison ferroviaire entre Creil (Oise) et l’aéroport de Roissy craignant qu’elle perturbe la construction du barreau de Gonesse entre les lignes B et D du RER, le Parti Radical de Gauche rejoint la position des Verts sur ce dossier. « Les problèmes d'accès au pôle d'emploi de Roissy pour les habitants de Picardie comme pour les habitants du Val d'Oise exigent que soient réalisés conjointement le barreau de Gonesse et la liaison Roissy-Picardie » indique la présidente de la fédération PRG 95, Elisabeth Boyer.

 

En plein débat public sur le projet de liaison ferroviaire entre la Picardie et Roissy, qui doit se tenir jusqu’à la fin du mois de juillet, le Parti Radical de Gauche valdoisien se prononce favorablement à cette création. Critiquant la conception de départ de la plateforme aéroportuaire « qui a privilégié les liaisons vers Paris », Elisabeth Boyer, présidente du PRG 95, note que cette zone d’intérêt national « se développe naturellement en bassin d'activités et d'emplois orientés vers le Nord du bassin parisien, ainsi qu'à l'ouest et à l'est. » « Les deux projets du barreau de Gonesse comme celui de la liaison ferroviaire Roissy-Picardie correspondent à cette réalité que le SDRIF a pris en compte dans son schéma de développement et qui a été validé par la majorité de gauche du Conseil régional d'Ile-de-France » ajoute l’ancienne conseillère régionale.

 

Pourtant le projet de liaison ferroviaire entre Creil et Roissy rencontre bon nombre d’adversaires, « en majorité UMP » remarque Elisabeth Boyer, parmi les élus de l’est du département. Ces derniers « mettent en avant la concurrence des projets avec le Val d'Oise, un objectif de rationalisation des coûts et ils proposent aux Picards s'emprunter le barreau de Gonesse pour rejoindre Roissy-CDG » poursuit l’élue. Une « manipulation » des élus de l’est du Val d’Oise ? Selon elle, les élus opposés à ce projet en défendent en réalité un autre : celui du métro automatique du Grand Paris. « Dans cette affaire, c'est le Grand Paris de Christian Blanc que les élus UMP du Val d'Oise veulent "vendre" aux Picards. Et pour financer ce projet pharaonique, il faut grignoter sur les projets locaux, plus modestes, mais tellement plus utiles aux habitants des départements concernés » écrit-elle.

 

Et pour parvenir à l’aboutissement des deux projets de liaison ferroviaire, les élus PRG du Val d’Oise en appellent aux Picards « pour qu'ils se montrent responsables quant au développement aéroportuaire du grand Bassin parisien et solidaires avec les Valdoisiens contre les nuisances aériennes. »

 

paru le 2 mai

en photo : Elisabeth Boyer présidente du PRG Val d'Oise, conseillère municipale de Saint Leu la Foret

Par elisabeth boyer - Publié dans : actualité politique - Communauté : RADICAUX DE GAUCHE
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ACTIONS MILITANTES

 PRG-60-EN-MANIF.jpg

Appel départemental unitaire pour l’avenir de la retraite solidaire

 

La journée de mobilisation syndicale interprofessionnelle du 24 juin contre le projet de loi sur les Retraites a connu un véritable succès dans l’Oise et en France avec de nombreux arrêts de travail dans le privé comme dans le public et avec une participation massive aux manifestations : 2 millions de manifestants à travers le pays et près de 17 000 dans l’Oise (Creil : 3500, Compiègne : 5000 et Beauvais : 8000) soit plus du double que le  27 mai dernier.

 

La réussite de cette journée d’action soutenue par 68% de la population, la présence remarquée de la jeunesse dans les cortèges marquent une résistance forte des salariés face à une « réforme » injuste et de surcroît inefficace à garantir l’avenir du système de retraite solidaire.

 

Des millions de femmes et d’hommes refusent l’idée d’un report de l’âge de départ en retraite à 62 et 67 ans alors que leurs conditions de travail se sont dégradées fortement toutes ces dernières années, alors que la productivité des salariés français augmente constamment et est l’une des plus fortes au monde, alors que des millions de personnes et notamment des jeunes sont privés d’emploi, alors qu’une part croissante des richesses créées par les salariés a été accaparée par les actionnaires.

 

Une majorité dans notre pays  refuse la mise en œuvre d’une « contre-réforme » des retraites conçue d’abord pour répondre aux injonctions des marchés financiers au détriment de l’emploi et de la consolidation du système de retraite solidaire par répartition.

 

Les salarié-e-s, les jeunes, les retraités  ne veulent pas payer la facture d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

 

C’est aussi plus fondamentalement encore la résistance à une véritable régression de civilisation qui s’exprime et l’aspiration à garantir ce droit au temps libre gagné au fil des conquêtes sociales du 20e siècle.

 

Il faut ouvrir un large débat public permettant de confronter réellement toutes les options et solutions alternatives permettant de pérenniser véritablement le système de retraites solidaire par répartition avec un bon  niveau de retraite pour chacune et chacun.

 

Alors que l’allongement de la durée de cotisations ou le report de l’âge du départ en retraite n’apportent pas de solution durable, il faut en particulier revoir complètement la question du financement du système de retraite afin de faire contribuer enfin au niveau nécessaire  les revenus du capital qui ont explosé depuis 25 ans.

 

Dans le prolongement de cette belle journée du 24 juin et des actions qui se sont poursuivies tout au long de l’été malgré les honteuses tentatives de diversion du pouvoir et alors que va s’ouvrir le débat parlementaire :

 

 nous appelons à la plus large mobilisation possible, le MARDI 7 SEPTEMBRE, journée d’action unitaire à l’appel de toutes les organisations syndicales, en étant très nombreux dans la rue à Creil (10h, Place Carnot), Compiègne (10h, Cours Guynemer) et Beauvais (14h30, Jeu de Paume)

 

 nous invitons les citoyens à participer nombreux, le MERCREDI 8 SEPTEMBRE, à 20h, Salle Pommery à CLERMONT, à un grand meeting départemental unitaire de forces syndicales, politiques, associatives engagées contre le projet de loi gouvernemental sur les retraites

 

Ensemble, nous pouvons gagner !

 

Premiers signataires : ATTAC, CGT, FSU, GU, LDH, NPA, PCF, PG, PRG, PS, UNSA, Verts

 

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SOLIDAIRES DES SANS PAPIERS DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE CREIL

 

SNV34140Vendredi 9 juillet, les élus Radicaux étaient aux cotés des sans papiers de la bourse du travail de Creil qui réclament leur régularisation dans une lutte exemplaire depuis décembre 2009.

Travailleurs dans le bâtiment depuis plusieurs années et employés par les agences d’intérim du bassin creillois, 68 travailleurs africains s’étaient mis en grève en novembre dernier pour demander des cartes de séjour et dénoncer l’injustice qu’ils subissent.

Un collectif associatif les soutient depuis sept mois et la communauté d’agglomération creilloise les accueille à la bourse du travail place Brobeil à Creil.

Leur lutte s’inscrit dans une lutte nationale soutenue par la CGT pour que des milliers de travailleurs de longue durée obtiennent enfin une régularisation.

Le gouvernement a accepté fin juin de moduler sa politique arbitraire et de reconsidérer les situations « au cas par cas ». Aussi le collectif de Creil s’est adressé aux partis de Gauche pour que des élus ceints de leur écharpe tricolore accompagne 31 travailleurs qui redéposeraient leur demande de régularisation ce vendredi 9 juillet en préfecture de Beauvais.

Les Radicaux de Gauche ont bien entendu répondu à leur appel ainsi que des élus socialistes, communistes et verts. Joel PATIN, conseiller général de Grandvilliers et président du groupe PRG au conseil général, Josiane BAECKELANDT, maire de Froissy et conseillère régionale, Laurent PAGNY, maire de Hermes, Eve ALGUEMI et Bétina BOUCHIBI, élues nogentaises et Eric MONTES, maire adjoint de Creil et président des Radicaux de Picardie ont parrainé des travailleurs sans papiers .

Monseigneur Gaillot, l’évêque des déshérités participaient à cette manifestation solennelle, revendicative et festive à la fois où chaque élu tenait à être photographié avec son filleul. Les élus nogentais autour de leur maire Jean François Dardenne étaient venus en nombre. Jean Claude Villemain, maire de Creil était présent ainsi que Serge Macudzinski, le maire de Saint Maximin.

Le combat continue mais nous avons bon espoir que cette longue lutte aboutisse à une régularisation générale, qui ne serait que justice !  

 

 

ACTUALITES RADICALES

 LES DEPUTES RADICAUX VOTENT CONTRE LA BURQA 

 

robinrodrigo06502 thuChantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées et membre du bureau
national du PRG, est intervenue dans la discussion générale du projet de loi
interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

M. le président: La parole est à Mme Chantal Robin-Rodrigo.
:
Monsieur le Président, madame la ministre, chers collègues, les radicaux de gauche, fondateurs de la République, continuent à voir en elle le moyen de faire vivre nos valeurs humanistes de dignité, d’égalité, de fraternité, et de laïcité. Ce sont ces valeurs qui orientent la vie en société,
garantissent la liberté des consciences, la neutralité de l’Etat, le refus du dogme et du comportement sectaire et qui permettent aussi le droit à la différence.

Pour nous, la République se conçoit à visage découvert. Le port de tenues visant à dissimuler son visage dans l’espace public ne saurait donc être admis. Cette pratique d’un autre temps nous est étrangère tant elle porte en
elle la négation de notre désir de vivre ensemble, et de nos principes démocratiques.

Oui, la représentation nationale doit, par la loi, adresser un message fort à ceux qui seraient tentés de saper nos valeurs républicaines. La loi est la meilleure arme pour protéger et notre société contre ces dérives et les femmes qui subissent cette oppression. Prison ambulante, signe de soumission de la femme, «isoloir social », pratique étrangère à l’islam, le voile intégral apparaît à nos concitoyens étranger à notre société car porteur de violence, d’inégalité, d’incivilité.

J’y vois pour ma part un acte de prosélytisme, une manière d’affirmer aux autres qu’on ne se reconnaît pas dans la loi commune, une manière ostentatoire d’afficher son rejet de la République. Cette pratique – même minoritaire – pose des questions fondamentales sur la place des femmes dans nos sociétés car elle sape tout simplement nos acquis, pire, les bafoue.

Les nombreuses auditions réalisées par la mission d’information nous ont montré que le port du voile intégral ne résulte pas d’une pratique religieuse. Il s’agit d’une pratique imposée arbitrairement par certains régimes fondamentalistes ou radicaux qui propagent leur vision du monde intolérante et inégalitaire.

Le constat est donc unanime et fait l’objet d’un consensus : la pratique du voile intégral apparaît comme un rejet des valeurs de la République. Quand bien même le phénomène serait marginal, il croît de manière inquiétante un peu partout en Europe. Il appelle par conséquent une réponse politique ferme.

 

Nos amis belges nous ont montré le chemin. Seul le Parlement, élu par la Nation pour la représenter, dispose de la
légitimité nécessaire pour réglementer l’exercice d’une liberté publique.

N’oublions pas que la loi a aussi pour fonction de protéger. Même si nous avons encore beaucoup de progrès à faire en matière  d’égalité, c’est grâce à la loi que les femmes ont accédé à l’instruction ; c’est grâce à la loi qu’elles se sont émancipées de leur mari ; c’est grâce à la loi qu’elles disposent librement de leur corps ; c’est grâce à la loi que l’égalité professionnelle a été mise enœuvre ; c’est grâce à la loi que la parité en politique a été possible. Le préambule de notre Constitution consacre l’égalité des hommes et des femmes et nous met tous sur un pied d’égalité quelle que soit notre origine, notre religion, nos opinions. Mêmes droits, mêmes devoirs.

Dans ces conditions, le port du voile intégral me paraît largement incompatible avec l’exercice effectif de droits égaux par les deux sexes. Et face aux pressions de groupes extrémistes, la loi n’est-elle pas la meilleure arme pour protéger notre société et ces femmes ? Ne faut-il pas interdire des pratiques qui mettent à mal l’expression même de la liberté et de l’intégrité ? Je le crois fermement.

Aussi, il est temps de réagir et de ne plus céder de terrain. En adoptant une loi générale et uniforme, nous adressons aussi un signe à celles qui se battent au quotidien pour faire reconnaître leur droit et qui dénoncent et combattent toutes les formes de violences et de discriminations faites aux femmes.

En second lieu, sous quel angle juridique aborder cette interdiction ? Est-elle possible au regard de la Constitution et de la convention européenne des droits de l’homme ? Dès lors, comment sanctionner la violation de cette interdiction ?

D’abord, le projet de loi s’appuie sur nos valeurs républicaines et en rappelle la force : l’ordre public, le respect de la dignité de la personne, et enfin l’égalité entre les hommes et les femmes.

Le Gouvernement a pris le parti de s’appuyer sur la notion d’ordre public « immatériel » défini par le Conseil d’Etat comme « un socle commun minimal d’exigences réciproques et de garanties essentielles de la vie en société, qui sont à ce point fondamentales qu’elles conditionnent l’exercice des autres libertés et qu’elles imposent d’écarter, si nécessaire, les effets de
certains actes guidés par la volonté individuelle.» La résolution que nous avons adoptée le mois dernier faisait d’ailleurs abondamment référence à cet ordre public sociétal.

Le Gouvernement aurait pu aussi se fonder sur une norme constitutionnelle exprimant la même idée : la notion de fraternité. Celle-ci constitue le troisième terme de la devise de la République expressément rappelée à l’article 2 de la Constitution. En ces temps d’individualisme, il est bon de rappeler que la fraternité est le lien nécessaire qui unit et cimente les rapports entre citoyens d’une nation. Pour exister, elle implique que la République se vive à visage découvert. Or, le port du voile intégral piétine ce principe. Elisabeth Badinter le rappelait lors de son audition : « porter le voile intégral, c’est refuser absolument tout contact avec autrui, c’est refuser la réciprocité ».

Il apparaît donc clairement que la voie du dialogue et l’application de la législation existante ne permettent pas d’apporter la réponse républicaine aux défis qui nous sont posés.

Pour toutes ces raisons, les députés radicaux de gauche sont favorables à l’adoption de cette loi et la voteront.

 

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RETOUR A LA LISTE NATIONALE UNIQUE AUX EUROPEENNES

 

Sigle-ARE-copie-1.jpgLa proposition de loi du groupe RDSE, signée par l'ensemble des Sénateurs Radicaux de gauche, rétablissant une circonscription unique pour l'élection des représentants français au Parlement européen a été adoptée aujourd'hui par le Sénat.

Le Sénat a rétabli mercredi le scrutin national pour les élections européennes et supprimé les huit
circonscriptions interrégionales qui existent, en votant une proposition de loi du RDSE (à majorité radicaux de gauche) en ce sens.

Ce texte, soutenu par la gauche et les centristes et sur lequel l'UMP et le gouvernement ont été mis en minorité, a cependant peu de chance d'aboutir car il faut encore qu'il soit inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée
nationale pour poursuivre son parcours législatif.

Depuis les élections européennes de juin 2004, les Français votent dans huit circonscriptions interrégionales. La proposition de loi dont le premier signataire est le président du groupe RDSE Yvon Collin, rétablit le système
antérieur à la loi de 2003 qui a instauré ces huit circonscriptions.

"La création des circonscriptions interrégionales n'a répondu à aucune logique objective, ne correspondant à aucun bassin de vie, aucune solidarité territoriale, aucun projet commun de développement, aucune réalité
historique, sociologique ou géographique", a dénoncé le président du PRG et sénateur Jean-Michel Baylet.

"L'élection des députés européens n'a pas pour objet de dégager une majorité au Parlement", s'est-il exclamé.

"L'ensemble du groupe centriste va voter ce texte car je ne crois pas que le scrutin national crée une distance entre les électeurs et le représentant au niveau européen et il y a plus de lisibilité quand il y a des listes
nationales", a renchéri Jacqueline Gourault (Union centriste).

"Mettons fin à la nomadisation des candidats sur toute l'étendue du territoire national, parce qu'il faut caser tel ou telle. Quel rapport nos députés européens ont-ils avec les territoires arbitrairement composés
qu'ils sont censés représenter? Bien souvent aucun !", a plaidé Jean-Pierre Chevènement, président du MRC et sénateur de Belfort.

Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, a combattu cette proposition. "Nous avons aujourd'hui dans toutes les formations politiques, des élus dont la légitimité territoriale est plus grande et qui
sont moins dispersés dans les groupes politiques du Parlement européen", a-t-il argué. "Nous n'avons connu que deux élections européennes depuis 2003, c'est-à-dire une expérience un peu courte pour porter un jugement définitif sur la régionalisation du mode scrutin", a-t-il ajouté.

PARIS, 23 juin 2010 (AFP)

 

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