Un premier mois de campagne
Candidat à l'élection législative sur la 7ème circonscription de l'Oise qui rassemble les cantons de Creil-nord/Nogent, de Liancourt, de Mouy et de Clermont, j'ai commencé avec ma suppléante Florence Bizien la pré-campagne électorale avec la nouvelle année. Je vous livre un mois de bloc-notes militant. Vous pouvez retrouver
sur mon site de candidat www.ericmontes2007.com tous les mardis, mes notes sur la semaine militante écoulée...
Vendredi 5 janvier « Cérémonie des vœux à Liancourt »
Roger Menn, maire et conseiller général de Liancourt, m’a fait un très beau cadeau de nouvelle année. Sachant que je souhaitais me présenter à l’élection législative dans la 7ème circonscription, dont son canton en est le cœur le plus peuplé, il m’a invité à sa cérémonie annuelle de vœux aux habitants et encore mieux : il me demande de prendre la parole pour confirmer la décision du conseil régional de Picardie de construire un lycée dans la commune.
Le gymnase Aragon est plein à craquer et il est même difficile de se faufiler pour approcher de la tribune. Roger Menn a rassemblé son équipe municipale autour de lui et m’appelle à le rejoindre ainsi qu’Edouard Courtial, le député UMP. En parfait monsieur Loyal, il me présente à ses concitoyens de façon très sympathique et inattendue en rappelant mon action pour le maintien de la maternité de Clermont où son deuxième enfant est né en novembre dernier. Il rappelle par contre, ironique, sa divergence politique avec le député. Cependant en élu républicain, il a décidé de l’inviter pour la première fois à ses vœux du fait qu’il m’invitait dans ce début d’année électorale.
Roger Menn a rappelé ensuite les nombreuses réalisations dans la commune et le canton durant 2006 avec beaucoup de précisions et de passion, parfois même de fierté sur des projets qui furent longs à aboutir. Depuis 2001 Roger assure la présidence de l’organisme HLM Oise Habitat et il insiste fortement sur la nécessité de construire des logements sociaux dans toutes les communes, poussé par l’actualité brûlante sur le sujet. Il termine son discours par les projets pour 2007 : la dernière tranche de la rénovation de la maison de retraite, la livraison de logements neufs, le projet d’une belle salle des fêtes, la réfection du patrimoine d’un quartier historique et le fameux lycée.
Il m’invite à préciser nos décisions en rappelant qu’il avait demandé ce lycée dès sa première élection en 1994. Un peu crispé par l’émotion, je souhaite la bonne année aux liancourtois et je confirme l’accord du conseil régional et du rectorat pour construire, équiper et animer un lycée de 1000 places à Liancourt. En projet depuis plusieurs années pour le centre Oise, Liancourt fut préféré à Saint Just du fait du peuplement important du canton, des trois collèges construits ces dernières années et de l’évolution démographique. Les collégiens des 6èmes de 2007 pourront continuer leurs études dans le lycée de Liancourt en 2010.
Le député très consensuel fera part de son accord avec le maire sur l’urgence de la construction de logements sociaux et avec beaucoup d’humour il remettra les palmes académiques à une très méritante enseignante liancourtoise qui a assuré 25 ans la classe de CM1 de l’école Albert Camus. La cérémonie se continue dans la convivialité du champagne et des petits fours, ce qui me permet de retrouver des amis hospîtaliers ou sportifs, de discuter avec des élus de mon comité de soutien, de faire connaissance avec des responsables associatifs, d’échanger avec des acteurs économiques et de vivre un moment de fraternité républicaine. Je remercie chaleureusement monsieur le Maire, c’était une belle soirée qui en appelle d’autres…
Samedi 6 janvier « la galette d’Epineuse »
Bernard Nicolas, le très chaleureux maire de la petite commune rurale d’Epineuse dans la plaine
d’Estrée, m’a invité cet après midi à sa cérémonie de vœux autour de la galette républicaine. J’ai fait connaissance avec Epineuse en octobre dernier lorsque avec la fédération radicale, nous avons célébré l’arrivée en catastrophe et en ballon de Gambetta dans la commune en 1870. Nous avons immédiatement sympathisé avec le maire qui est un vrai Radsoc de cœur et de pensée.
Aujourd’hui, monsieur le Maire est bien entouré : déjà par son conseil municipal, puis par André Vantomme, conseiller général du canton et sénateur, par Edouard Courtial, député, les maires avoisinants de la communauté de la plaine d’Estrée auxquels je viens m’ajouter. Bernard Nicolas en sourit, amusé, en débutant son allocution.
Ici, nous sommes en pleine ruralité et les problématiques sont à une autre échelle : on ne parle plus de lycée mais de ramassage scolaire pour les primaires des cinq communes, de parc éolien, de ramassage des déchets, de bonne année cynégétique pour la société de chasse. Je retiens que les questions d’aménagement du territoire et d’environnement sont au cœur des préoccupations : les trois communes d’Epineuse, Fouilleuse et Bailleul le Soc projettent d’installer un parc éolien comme il s’en développe actuellement dans le département et il faut convaincre les habitants. En effet les énergies renouvelables font l’unanimité de la classe politique, des experts et des médias quand on voit l’impact d’un Nicolas Hulot mais lorsqu’il faut passer à l’acte, il y a toujours des résidents pour trouver que c’est trop près des habitations, que les hélices vont tuer des oiseaux, que des sociétés d’aménagement vont faire des gros bénéfices sur le dos des communes etc…Je soutiendrai les élus dans leur démarche de conviction. La société d’aménagement du parc éolien près d’Amiens m’a proposé de faire visiter le site aux élus et aux habitants tout en répondant à leurs questionnements. Je leurs propose d’organiser une visite, un jour prochain.
Durant la dégustation de la galette, je fais connaissance avec la sœur de Caroline Cayeux, conseillère régionale et maire de Beauvais que je rencontre au conseil régional : madame Solange Fournier est restée dans leur village natal de Blincourt et a succédé l’an dernier à leur maman dans le fauteuil de maire. La politique est une affaire familiale et de femmes chez elles.
Comme le maire d’Epineuse, j’ai croqué la fève : heureux présage, on devient superstitieux en campagne électorale…Curieux hasard, ce sont les deux radicaux républicains qui doivent porter les couronnes…
Semaine du 7 au 14 janvier
Mardi 9 janvier : « De retour à Bailleval »
C’est la soirée de mon ami Gérard Humbert, maire de Bailleval et président de mon comité de soutien : il accueille dans la belle salle polyvalente ses concitoyens, les élus du canton, ses amis et pour la première fois le sous préfet de l’arrondissement. Il a mis les petits plats dans les grands car Gérard est un élu, et un homme, chaleureux qui possède un grand sens de la convivialité. De plus, tout en travaillant dur pour sa commune et l’intercommunalité, Gérard ne se prend pas au sérieux et garde une simplicité, une bonne humeur très sympas.
Il fait ainsi le bilan des réalisations 2006 de sa commune en n’omettant
pas, avec beaucoup d’honnêteté, de mentionner les aides obtenues soit du conseil général, soit de la région, de l’Etat et même de la réserve parlementaire du député sortant. Le grand projet de 2007 qui vient de débuter est l’agrandissement de la mairie devenue trop exigûe pour travailler correctement. Au cours de ces visites dans les communes de la circonscription, on reverra souvent des projets de rénovation, d’agrandissement voire de reconstruction de mairies. Ces travaux sont liés aux responsabilités de plus en plus importantes des municipalités de ces communes « rurbaines » de 1000 à 2000 habitants qui, à la demande des résidents sont amenées à développer des services collectifs (animation, halte-garderie, cantine, transports, solidarité avec les anciens, intercommunalité…).
Un deuxième sujet soucie les élus de Bailleval : le plan local d’urbanisme et la possibilité de construire des logements, particulièrement des logements sociaux. Comme dans la plupart de ces communes, les habitants de Bailleval se trouvent devant un choix qu’ils ont du mal à trancher : conserver l’aspect rural de leur commune en limitant le développement et en refusant le logement social qui leurs fait peur mais empêcher, de ce fait, à leurs propres enfants devenus adultes de s’installer dans la commune. Avec Roger Menn, conseiller général et président de Oise Habitat, j’essaie depuis deux années dans le cadre de cette cérémonie des vœux de convaincre les baillevalois que logement social ne rime pas aujourd’hui avec « 4000 logements » de La Courneuve ! La maîtrise du foncier dans un plan d’aménagement durable est nécessaire, sinon ils subiront une inévitable spéculation foncière du fait de leur proximité avec l’Ile de France, Roissy et l’agglomération creilloise. Pire ils peuvent craindre que des promoteurs privés parviennent à acheter des terrains et construire des logements privatifs type « loi Robien » dont ils ne contrôleront pas les attributions et ils ne pourront que déplorer l’arrivée de nouvelles personnes non désirées. Roger Menn témoigne que les petits programmes que Oise Habitat a réalisés à Liancourt sont entièrement attribués à des liancourtois et des personnes du canton. Le logement social est un outil indispensable pour les jeunes quittant leurs parents ou les personnes qui divorcent. En bon démocrate et pédagogue Gérard Humbert n’a pas voulu imposer de décision mais souhaite convaincre ses concitoyens : il a ouvert la discussion publique par un débat la semaine dernière, la cérémonie des vœux permet par mon intervention et celle de Roger
Menn de continuer le débat...Ce débat de prospective sur l’avenir d’un village qui n’est déjà plus rural mais pas encore urbain se répétera car de nombreuses communes de la circonscription sont dans cette situation. C’est un des aspect passionnant de la campagne et du rôle du député tel que je le conçois : le député ne doit pas se contenter de caresser tous les habitants-électeurs dans le sens du poil en leurs affirmant qu’ils ont raison sur tout mais essayer d’élever la réflexion collective, de développer de façon pédagogique des arguments, de faire tomber les a-prioris et fausses vérités, de profiter de sa vue d’ensemble pour montrer les différentes facettes d’un sujet et les implications d’une décision. Bien sûr, la soirée se continue dans la convivialité amicale accompagnée de champagne et de petits fours, dans la rencontre avec les acteurs associatifs et économiques. Gérard a annoncé aux baillevalois ma candidature et son engagement à mes côtés, donc la curiosité s’ajoute à la courtoisie et me font nouer des liens. Si toutes les soirées des vœux se déroulent comme à Bailleval, je ne sais pas si je serai élu mais je serai, sans aucun doute, plus riche de multiples rencontres, plus fort dans ma conviction de rassembler les concitoyens sur des projets communs et des valeurs de progrès….
Jeudi 11 janvier « bienvenu dans le pays du Clermontois »
La première personne avec qui j’ai sympathisé en arrivant à Clermont en 1997 est Francine Le Roux née Balochard, fille d’un ancien élu socialiste de la ville et petite fille d’un grand résistant qui a participé à la libération du clermontois. Baignée dans cette atmosphère de Gauche, Francine m’a accompagnée dans la relance du radicalisme oisien que j’entreprends depuis dix ans : elle fut candidate avec moi sur la liste régionale de la Gauche unie de 1998 et elle représente depuis 2001 le PRG au conseil municipal de Clermont avec Zohra Slimani. Elue à la communauté de communes du Clermontois, Francine m’a invité à la cérémonie des vœux qui se déroule dans le gymnase flambant neuf Gaston Mounard de Breuil le Sec. J’y retrouve plein d’amis et de visages connus durant les quatre années où j’ai dirigé le centre hospitalier : les élus clermontois évidemment mais aussi les associatifs, les responsables d’entreprises, les syndicalistes, les sportifs. Il arrive aussi que je ne sais pas mettre un nom sur un visage familier rencontré dans les différentes manifestations et j’en profite avec l’aide de Francine pour mettre à jour mes conaissances. Je m‘aperçois avec satisfaction que la lettre d’ annonce de ma candidature, envoyée lundi à tous les maires de la circonscription, est bien arrivée car plusieurs maires viennent me saluer et y font allusion. Trois élus que je connaissais pas iront même plus loin en me faisant part de leur soutien, d’autant plus réjouissant qu’inattendu !
Le président et maire de Fitz James, Alex Seghers, présente les réalisations de la communauté avec un remarquable diaporama. Je suis captivé puis « bluffé » par l’avancement de l’intégration intercommunale des seize communes adhérentes sur l’environnement, le sport , la culture, la solidarité, l’aménagement urbain. Je compare avec nos difficultés et nos hésitations dans l’agglomération creilloise. Nous avons des leçons à tirer de l’expérience de nos voisins et il serait utile de projeter le diaporama en conseil communautaire à Montataire. Le pays du Clermontois réfléchit maintenant à la définition d’un « pays » avec le plateau picard, et s’est lancé dans l’élaboration d’un schéma cohérent de territoire (SCOT). Ils sont dans la dynamique lancée et accompagnée par le conseil régional et l’influence du président Claude Gewerc n’y est pas pour rien. Je le retrouve avec plaisir, d’autant qu’il a profité des vacances pour subir quelques opérations chirurgicales. Entre le sauvetage de l’hopital et la campagne victorieuse pour le conseil régional, nous avons tissé tous les deux une réelle complicité, teintée de respect mutuel. La soirée se passait très agréablement quand le sénateur André Vantomme m’a assommé par une terrible nouvelle : notre ami Bernard Nicolas, maire d’Epineuse était mort brusquement le matin d’une crise cardiaque ! Je l’avais eu la veille au téléphone : il était en pleine forme et il m‘annonçait son accord pour participer à mon comité de soutien !
Vendredi 12 janvier « en mémoire de Bernard Nicolas »
Je me rends au domicile de Bernard Nicolas : son épouse, ses filles et ses petits enfants sont réunis attristés dans la petite salle de séjour. Madame Nicolas m’explique les circonstances du décès : dans une promenade au bois Robin où il furetait des terriers avec un ami. Il est tombé, foudroyé par un infarctus. Il n’avait que 64 ans. Elle me rappelle qu’il avait plein de projets pour sa commune. « J’ai vu sur son agenda qu’il prévoyait de venir à votre déclaration de candidature à Liancourt demain… »
Ses filles ont retrouvé sa déclaration de dernière volonté où il précisait sa volonté d’être incinéré et que ses cendres soient dispersées en mer au Tréport. Comme ses vieux radicaux républicains, influencés par la franc-maçonnerie, Bernard ne voulait pas de cérémonie religieuse, ni fleurs, ni couronnes… Un rassemblement en sa mémoire est prévu mardi dans la salle polyvalente d’Epineuse à 14 heures. Son ami le sénateur Vantomme fera l’oraison funèbre.
En les embrassant, madame Nicolas qui sait que j’avais de très belles photos de son époux prises lors de la commémoration pour Gambetta en octobre dernier m‘autorise à les diffuser dans les journaux en sa mémoire. Rentré à Creil, je travaillerai avec le Parisien et Oise Hebdo pour présenter une bio succincte de Bernard et sélectionner le meilleur cliché.
Samedi 13 janvier « déclaration de candidature »
Vous trouverez le texte « officiel » de déclaration en page d’accueil du site. Initialement nous avions prévu une conférence de presse qui devait présenter mes motivations, ma suppléante et mon équipe de campagne. De ce point de vue, mission accomplie puisque le Courrier Picard, Oise Hebdo et le Bonhomme Picard sont présents. Le parisien a annoncé le rendez vous et reprendra une photo et le texte, de même que la radio FMC.
Mais poussés dans notre élan de lancement de campagne et du bon accueil que nous rencontrons dans les cérémonies de voeux, nous avons transformé ce rendez vous de presse en première rencontre du comité de soutien en invitant militants, élus et amis.
Ainsi plus d’une trentaine de militants et élus nous ont fait l’amitié et le plaisir de participer à cette première initiative « officielle », ce qui est forcément un encouragement. D’autant que la trentaine représentait bien la diversité de la circonscription et des publics que nous souhaitons rassembler : des militants radicaux, socialistes et syndicalistes, quelques élus socialistes, divers gauche et PRG, les premiers sportifs du réseau foot tissé le long de mes années au FC Creil, des militants associatifs dont une dame de Liancourt qui s’occupe de l’aide aux réfugiés. Ces amis venaient des quatre cantons de la circonscription et préfigurent, nous l’espérons, le rassemblement des progressistes que nous mettrons notre énergie à construire. « Mettre en mouvement » les progressistes du Centre Oise sera notre credo et servira autant à notre campagne législative qu’à la campagne présidentielle de Ségolène que nous allons également porter.
Le verre de l’amitié se prend donc dans la bonne humeur, l’excitation et l’enthousiasme de mon équipe et dans l’émotion en ce qui me concerne : c’est la première fois que je suis candidat à la députation, je mesure le challenge et la chance qui me sont donnés….
Dimanche 14 janvier « Des cadeaux pour Mogneville »
Il fait très beau cet après midi devant la salle des fêtes de Mogneville où Lionel Duchatel, le maire, m’a fait l’amitié de m’inviter à remettre les cadeaux aux lauréats du concours des maisons les mieux décorées de Noël. Depuis dix ans, cette commune qui est traversée tout du long par une route départementale qui relie le liancourtois au bassin creillois, a pris l’habitude d’encourager les résidents à illuminer leurs maisons pendant les fêtes de fin d’année. C’est un jeu citoyen et familial : madame et les enfants imaginent les motifs et les papas bricoleurs réalisent des prouesses. Un lauréat m’expliquera qu’il a installé 43 guirlandes lumineuses à basse tension avec des rivets en plastic sur sa maison ! Le concours communal et la remise des prix sont l’occasion pour la municipalité de retrouver les concitoyens et de présenter les vœux, son bilan et ses projets en toute simplicité.
Le maire me présente comme candidat à la législative, élu régional et responsable du comité miss Oise. En effet Mogneville s’est passionné pour le concours de beauté car c’est une jeune habitante qui est devenue miss Oise en septembre : Julie Legrand. D’ailleurs les lots gagnants comportent la bouteille de champagne du comité des Miss avec la photo de Julie sur la première marche du podium. C’est une fierté sympathique pour la commune qui avait affrété un car pour soutenir Julie à l’élection de Miss Picardie à Saint Quentin.
Après une brève allocution, je remets avec le maire les cadeaux aux dix familles lauréates dans la bonne humeur. Après la galette qui me permet de faire connaissance avec les élus, Lionel Duchatel propose à l’assistance de venir visiter le chantier de la nouvelle mairie dont la livraison est prévue pour la fin mars. C’est un très beau projet en hauteur de la salle des fêtes qui abritera la mairie, les services techniques et un gymnase. Nous faisons le tour du chantier qui arrive à sa phase de finition éclairés par les explications des élus. Les habitants s’émerveillent sur l’espace spacieux qui changera de la vieille mairie au dessus de l’école qu’ils fréquentent. Les enfants jouent à la maison fantôme et transforment le chantier en terrain d’aventure. Le gymnase est magnifique et les dames, adeptes de la gymnastique volontaire et futures utilisatrices sont enchantées. Avec la place, la salle des fêtes et cet ensemble administratif et sportif, Mogneville se construit le « cœur de village » qui lui manque. J’encourage le maire à prévoir l’aménagement de locaux à vocation commerciale que la région et le Fisac peuvent soutenir financièrement, pour compléter la place. Il en rêve d’autant que l’école est proche. Nous en reparlerons… Belle après midi de rencontres portée sur l’avenir et le développement du cadre de vie. Julie Legrand est venue nous rejoindre avec sa gentillesse et nous finissons la rencontre sur cette touche de charme. J’aime ces échanges avec élus et citoyens : c’est le meilleur de la politique….
Semaine du 15 au 20 janvier
Mardi 16 janvier « dernier hommage à Bernard Nicolas »
J’arrive à Epineuse en pensant aux dernières rencontres avec le regretté Bernard Nicolas. Tout le village est là remplissant cette grande place Gambetta qui m’avait laissé un si bon souvenir le 7 octobre dernier quand nous commémorions l’atterrissage en catastrophe de Gambetta en 1870. J’embrasse tout d’abord Liliane Nicolas, ses filles et ses petits enfants et je salue les élus et les habitants qui ont pris l’habitude de me voir dans la commune, la semaine dernière encore aux voeux.
La cérémonie est républicaine : la famille entourée par 300 habitants et amis se recueille devant une petite table où se trouve l’urne des cendres du maire et son portrait. En face les élus : André Vantomme, le conseiller général-sénateur, le député, le président de la communauté
de communes de la plaine d’Estrée dont Epineuse est membre et les deux adjoints au Maire. Enfin le sous préfet de l’arrondissement de Clermont, en uniforme officiel, rendra l’hommage de la République. André Vantomme fera une très belle oraison, précise, amicale, émouvante et respectueuse. J’ai reproduit son discours dans la rubrique « vie des cantons ». Le sous préfet rappellera l’importance du Maire pour le lien civique et dans l’architecture républicaine et les dossiers que portait Bernard. Enfin Jean Pierre Tazziolio, maire adjoint, la voix étranglée par l’émotion, dira quelques mots pour exprimer le vide que laisse Bernard dans la vie de la commune et au conseil municipal. Après les prises de paroles, simplement, chaque personne présente s’est avancée en silence toucher l’urne de cendres pour un dernier salut et, conformément à ses dernières volontés, entrait dans la salle communale pour un verre de l’amitié. Nous avons pu ainsi parler de Bernard, de l’avenir aussi avec fraternité et retenue. J’ai retrouvé en plus des habitants d’Epineuse et des communes avoisinantes, de nombreux acteurs du clermontois. Salut l’ami Nicolas, ton souvenir nous portera longtemps…
Villers Saint Paul : « l’humour décapant de Gérard Weyn »
La cérémonie des vœux de Villers Saint Paul est assez prisée dans l’agglomération creilloise et parmi les élus de Gauche du fait de la personnalité et surtout de l’humour inoxydable du Maire et conseiller général Gérard Weyn. Il est connu que tous les retardataires sont épinglés nominativement, du coup dès 18 h 30, heure d’invitation, la salle Georges Brassens est remplie. C’est un peu le rendez vous de la « Socialie » et je retrouve de nombreux élus et responsables du PS qui apprécient l’hospitalité et la bonne humeur des collègues villersois. De plus le premier adjoint Philippe Massein préside le groupe socialiste du conseil régional et les conseillers régionaux sont en nombre, ce qui est assez rare habituellement. Du fait d’être élu sur une liste régionale sans attache territoriale délimitée comme le maire, le conseiller général ou le député, le conseiller régional est libre de son investissement. Certains priorisent la gestion du conseil régional et se rendent quotidiennement à Amiens, suivant un maximum de réunions d’élaboration et de suivi des politiques. D’autres visent un autre mandat, en général la mairie, et restent très « locaux ». D’autres encore ont intégré que les listes sont élaborées par les partis politiques et s’attachent d’abord à leur militantisme partisan. Elu depuis 2001, j’essaie d’évoluer entre ces trois extrémités : candidat sur la 7ème, il est certain que je me déplace pour la Région exclusivement sur les quatre cantons de la circonscription. Pour le travail à Amiens, je suis assidu aux sessions et à la commission « Sports et cultures », et je m’intéresse à l’économie sociale et solidaire. J’ai pris peu de délégations extérieures, ce qui me permet d’y assurer une présence soutenue. Enfin, pour le parti, j’assure la présidence de la fédération régionale. Il y a cinq ans, je courais la Picardie d’est en ouest et du nord au sud pour développer notre mouvement. J’en fais beaucoup moins aujourd’hui car les trois fédérations départementales se sont fortement structurées et je participe à quelques initiatives en Somme et Aisne mais j’ai plus de loisirs pour m’occuper du Creillois et du Centre Oise.
Celui qui sera la victime du jour de l’humour décapant de Gérard Weyn, conseiller général de Creil-Nord sera son collègue conseiller général de Creil-Sud Jean Claude Villemain. En effet ce dernier a fait une interview inattendue parue le matin même où il lance de très vertes critiques sur le fonctionnement de l’agglomération creilloise, ce qui a surpris tout le landernau. Le maire de Villers en rajoute donc avec ironie pour féliciter le président de la CAC et maire de Creil Christian Grimbert. Nous en reparlerons….
Mercredi 17 janvier : « formation intensive pour Florence »
Ce matin, lever aux aurores, j’emmène ma suppléante à Paris à une formation, organisée par l’association des élus Radicaux (ANEGR), sur la prise de parole en public et la construction des blogs de candidat.
Une campagne électorale est l’occasion de progresser politiquement car elle nous oblige à nous documenter, à débattre, à parler en public, à suivre nos interventions, à réagir rapidement. L’ambiance est détendue et studieuse. Nous retrouvons d’autres candidats de toute la France, ce qui permet d’échanger les expériences, les projets, les idées de propagande. Florence passera la journée à travailler sa prise de parole. C’est une première qui l’enthousiasme. De plus elle fera la connaissance du maire de Fleurance dans le Gers où elle a déjà passée des vacances agréables. Elle y est invitée pour l’été prochain.
Dans l’autre pièce, j’ai monté avec l’aide du web master du PRG un blog de campagne pour ma suppléante qui est déjà en ligne : « florencebizien2007.over-blog.com » . Allez le consulter…
Jeudi 18 janvier : « Le maire de Creil se représente ? »
C’est la question qui est sur toutes les lèvres des centaines d’invités qui se pressent dans la salle de la Manufacture pour les traditionnels vœux aux personnalités de Creil. Le service des réceptions, qui est dirigé par un nouveau responsable, a innové : lumières tamisées, disposition des buffets aux points cardinaux de la salle, diaporama sur écran géant et musique classique d’ambiance par l’orchestre de l’école de musique municipale. Creil accepte enfin son statut de grande ville et abandonne un certain « misérabilisme » que rien ne justifiait.
Le maire Christian Grimbert publie aujourd’hui et fait distribuer aux invités une brochure intitulée « Creil 2015 » qui rassemble tous les projets d’urbanisme et de voiries qui sont arrêtés et sortiront de terre de 2007 à 2012. Ce n’est pas un programme de campagne mais la brochure a le réel mérite, grâce à sa précision et son exhaustivité, de dessiner le nouveau visage de la ville. Mixité de l’habitat et rénovation urbaine dans les quartiers du haut de Creil (Cavées, Moulin, Rouher) ; constructions nouvelles et équipements collectifs en remplacement des friches industrielles dans la ville basse et à Gournay ; partout des circulations douces et un cadre de vie plus vert : le projet est séduisant et changera incontestablement le visage de Creil. Il faudra le porter et Christian Grimbert conclut son discours par ses intentions pour mars 2008, d’autant que le premier adjoint Jean-Claude Villemain ne fait plus mystère dans la presse et sur son blog de ses intentions de briguer le fauteuil de Maire. «
Je souhaite qu’une équipe regroupant toutes les forces de Gauche et de progrès, tous les quartiers et toute la diversité des creillois continue le travail entrepris pour réaliser « Creil 2015 » et j’y apporterai toute mon énergie.. » C’est clair tout en laissant planer un doute. Ainsi le Parisien relatera que Grimbert se représente, et le Courrier Picard qu’il hésite encore…Affaire à suivre. La partie conviviale me permet de rencontrer les amis, les employés communaux, les responsables associatifs, les chefs d’entreprise, les acteurs de la ville et de l’agglomération. C’est ma cinquième édition comme élu creillois et je connais maintenant presque tout le monde, la difficulté est de trouver le temps de saluer et de discuter avec tous. Beaucoup m’interpelle sur ma candidature avec sympathie, le député Michel Françaix (Creil-Sud/Méru) en tête ce qui me touche particulièrement.
Vendredi 19 janvier : Saint Martin aux Bois « Adieux à Pierre Guyard »
Je n’aime pas la loi des séries, surtout quand il s’agit de brusques décès de personnes de qualité. Hélas deux jours après la disparition brutale de Bernard Nicolas, nous apprenions la mort inattendue de Pierre Guyard,
directeur général adjoint des services du conseil régional.
Militant du territoire, Pierre avait été de longues années maire de Saint Martin aux Bois, dans le canton de Maignelay-Montigny. Dès le début des années 80, il avait imaginé et initié l’intercommunalité, créé et présidé la communauté de communes du Plateau Picard et lancé les collaborations et les transferts de compétences qui sont le lot commun de toutes les collectivités depuis la loi Chevènement de 2000 qui oblige toutes les communes d’adhérer à une intercommunalité. Un tel précurseur avait attiré l’attention de la région et Charles Baur l’avait recruté en 1985 comme directeur de l’aménagement pour développer dans toute la Picardie ses idées novatrices. Ami de 25 ans de Claude Gewerc, Pierre est devenu directeur général adjoint des services à notre arrivée aux responsabilités en 2004. Il avait élaboré l’étape suivante de l’interco : le pays et, toujours pour associer la théorie à la pratique, avait pris la tête du conseil de développement du futur pays « Clermontois-Plateau Picard ». C’est peu dire que sa disparition à 60 ans va laisser un grand vide… Des centaines de personnes se pressent, ce matin blafard autour de l’abbaye du 13ème siècle de Saint Martin aux Bois : des villageois, des amis de tout le Plateau, des dizaines d’agents du conseil régional qui l’appréciaient beaucoup, la quasi-totalité des élus régionaux et même des anciens élus des mandats précédents, Charles Baur en tête, les parlementaires de l’Oise, tous les élus du Plateau Picard qui se retrouveront dans l’allocution très émue de leur conseiller général Patrice Fontaine. La cérémonie est religieuse, solennelle et très triste, complètement différente de la cérémonie républicaine d’Epineuse. Claude Gewerc, très touché, ne parviendra pas à terminer son oraison, la voix cassée par les larmes. A la sortie de la messe, nous nous embrassons les uns les autres, sûrement pour manifester une solidarité amicale.
La vie est relative et peut s’arrêter à tout moment : cela nous oblige à l’humilité permanente. Le soleil se lève timidement sur la verdure si belle du Plateau Picard…..
Mouy : « la conseillère générale à l’honneur »
La très charmante et dynamique conseillère générale du canton de Mouy Anne Claire Delafontaine m’a fait l’amitié de m’inviter à ses vœux dans la belle salle des fêtes de Bury. Elue en 2004 en succession de trente années du maire communiste de Mouy Jean Sylla, Anne Claire représente avec mes amis Thierry Maugez de Songeons et Thierry Frau de Lassigny cette nouvelle génération de quadras de Gauche à l’assemblée départementale. J’étais venu la soutenir pendant la campagne électorale, il y a trois ans, et une solidarité générationnelle et politique nous rapproche. Le président du Conseil Général Yves Rome a fait également le déplacement pour soutenir et féliciter le travail de sa benjamine. La soirée débute en poésie car Jean Claude Prin, ancien président du district de Mouy, nous accueille par des vers en quatrains spirituels et sensibles. C’est assez rare et original pour le signaler. Anne Claire résume ensuite son action de l’année : l’aide aux quatorze communes du canton, les permanences auprès de la population, les actions et projets du Conseil Général portés sur la solidarité, le développement durable et le soutien aux acteurs associatifs et communaux. Je mesure, en l’écoutant, la différence et la complémentarité entre la collectivité
départementale et le conseil régional. Incontestablement le conseil général est l’instance de proximité mais l’union et la symbiose des deux collectivités est indispensable pour réaliser toutes les infrastructures d’envergure. Parfois cet empilement de structures est critiqué, certains veulent les opposer voire en faire disparaître une mais je constate l’utilité de l’une où je siège depuis cinq ans et de l’autre en écoutant le bilan d’actions de notre amie. Ce qui est sûr c’est que les communes rurales sont trop petites pour réaliser seules leurs équipements. La décentralisation a libéré les élus locaux de la tutelle omniprésente de l’Etat et créé une respiration démocratique. Les régions donnent une dimension adéquate aux projets structurants mais le département rentre dans le détail du fait de la proximité des conseillers généraux. On pourra améliorer, affiner, préciser, mieux répartir les compétences mais les deux échelons ont prouvé leur pertinence.
Yves Rome témoignera de l’activité, la compétence et l’enthousiasme de Anne Claire. Il rappellera ses grands projets : syndicat mixte des transports collectifs, établissement public foncier pour faciliter la construction de logements, agenda 21…et remettra des diplômes à des bénévoles associatifs dont un footeux du très bon club de Mouy. Je retrouve avec plaisir le maire de Mouy Jean Sylla que je côtoyais au conseil d’administration de l’hôpital de Clermont, il est toujours en pleine forme. Anne Claire me présente des maires et des élus qui veulent en savoir plus sur ma candidature : avec plaisir, j’irai les visiter dans leurs mairies. Je fais plus ample connaissance avec les sympathiques militants de la section cantonale socialiste : nous nous retrouverons pour Ségolène très rapidement. Des élus divers gauche de Neuilly sous Clermont prennent mes calendriers pour les distribuer dans leur commune, c’est vraiment sympa. Le président de l’association des chasseurs de Heilles se rappelle que j’étais venu à l’assemblée générale de la fédération des chasseurs de l’Oise pour représenter la région, il m’invite rencontrer ses adhérents pour parler concret, volontiers. Une maman est très fière de m’annoncer que sa fille, lycéenne, vient d’être élue conseillère régionale jeune lors de l’élection que nous avons organisé en décembre, je vais la prendre sous mon aile : il faut encourager la citoyenneté des jeunes. Avant de partir, le président Rome qui a été chargé de coordonner le comité de Ségolène sur l’Oise me confirme qu’il veut que je participe avec les autres responsables du PRG 60 au comité pour notre « Désirs d’Avenirs » communs. J’accepte avec soulagement, nous devons être unis et mobilisés pour la victoire du Changement….A très bientôt Anne Claire et les amis du canton de Mouy et merci pour cette superbe soirée…
Samedi 20 janvier : Creil « les randonneurs cyclistes et pédestres »
N’ayant rien sur l’agenda aujourd’hui, je pars avec des camarades diffuser mes calendriers dans les boites aux lettres du quartier Voltaire de la rive droite de Creil. Je tiens à participer aux diffusions sur Creil car les concitoyens peuvent me rencontrer et engager le débat. C’est d’autant plus vrai qu’à la première boite, une dame sort me rencontrer et me saluer. Elle se présente comme vice présidente du club des randonneurs cyclistes et pédestres de l’agglomération, m’informe que les 150 adhérents se retrouvent le soir même pour une soirée festive et elle m’invite très aimablement à l’apéritif.
Le soir au centre des cadres sportifs, je fais connaissance avec ces amoureux du plein air et de la petite reine, plutôt aux cheveux blancs. En fait j’en connaissais certains qui participaient à la commission extra municipale que j’animais en début de mandat et m’a permis d’aménager des pistes cyclables en ville. Ils ont encore des projets pour continuer l’installation de pistes et nous en reparlerons dans une réunion de travail. Les randonneurs me racontent leurs exploits que je n’imaginais pas : ils roulent des journées entières et font des « diagonales » Dunkerque-Menton, Paris-Brest-Paris, ils sont même allés visiter la ville jumelée polonaise de Chorzow, c’est incroyable ! Le président me résume les projets 2007 que je m’engage à soutenir au mieux.
Surprise, le président de la fédération régionale arrive : c’est un vieux pote de l’hôpital de Clermont. Nous nous retrouvons avec beaucoup de plaisir, il m’explique son action admirable et me promet de m’emmener rencontrer les autres clubs de la circonscription. L’idéal serait d’aller les visiter en vélo, je joindrais l’utile à l’agréable…